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Changements sur "Évaluation de l’efficacité des dispositifs publics d’insertion des jeunes éloignés de l’emploi"
Titre
- +{"fr"=>"Évaluation de l’efficacité des dispositifs publics d’accompagnement rémunéré des jeunes éloignés de l’emploi au regard des ruptures de parcours et de "}
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- Les politiques publiques d’insertion des jeunes éloignés de l’emploi mobilisent des financements publics importants à travers différents dispositifs d’accompagnement et de rémunération, notamment le Contrat d’Engagement Jeune (CEJ), la Rémunération des Formations de France Travail (RFFT), les formations financées par l’État, les Régions ou France Travail, ainsi que les accompagnements mis en œuvre par les Missions Locales, France Travail et les organismes de formation.\n\nUne évaluation nationale de ces dispositifs pourrait permettre d’apprécier leur efficacité réelle au regard des dépenses publiques engagées et des résultats obtenus en matière d’insertion durable.\n\nEn effet, les parcours de remobilisation, de formation ou d’accès à l’emploi de jeunes éloignés du marché du travail peuvent parfois être interrompus avant leur terme, malgré la mobilisation de financements publics significatifs (allocation CEJ, rémunérations de formation, coûts pédagogiques, accompagnement socio-professionnel, aides périphériques). Ces ruptures de parcours peuvent entraîner des coûts importants pour les finances publiques, sans nécessairement produire les effets attendus en matière de qualification ou d’insertion.\n\nDans ce contexte, une évaluation pourrait utilement porter sur plusieurs dimensions :\n\n• les taux de rupture, d’abandon ou de non-achèvement des parcours financés selon les dispositifs et les publics concernés ;\n• le coût global des parcours interrompus, incluant les rémunérations, les coûts pédagogiques et les moyens d’accompagnement mobilisés ;\n• l’efficacité des dispositifs au regard des résultats réellement obtenus (accès à l’emploi durable, maintien en formation, qualification, retour à l’activité) ;\n• la qualité des mécanismes d’orientation et d’adéquation entre les aspirations des jeunes, leurs prérequis et les parcours proposés ;\n• l’impact de phases préalables de remobilisation, de découverte métier, d’immersion professionnelle ou de validation du projet sur la diminution des ruptures de parcours.\n\nUne attention particulière pourrait être portée aux jeunes les plus éloignés de l’emploi, notamment ceux résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), les jeunes dits « invisibles », ou ceux connaissant des ruptures répétées de parcours d’insertion.\n\nCette évaluation permettrait d’identifier les facteurs favorisant la réussite des trajectoires d’insertion, mais également d’apprécier dans quelle mesure certaines dépenses publiques pourraient être optimisées par une meilleure sécurisation des parcours en amont, afin de limiter les ruptures et de renforcer l’efficacité globale des politiques publiques existantes en faveur de la jeunesse.