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Organisations territoriales conséquentes et surreprésentation des encadrants dans les administrations à faible volume d'agents
- Corps de la contribution
- La DGDDI (douanes) illustre un phénomène qui interroge plus largement à propos de certains types d'administrations : avec un effectif total de seulement 16 000 agents, cette administration affiche une organisation territoriale particulièrement lourde (24 directions interrégionales, plus de 40 directions régionales et plus de 100 divisions territoriales qui s'ajoutent à près de 10 services à compétences nationales), redondante (exemple des ressources humaines : 1 service ressources humaines par DI bien que la DGDDI possède un important service centralisé à Bordeaux (SCN) et pas moins de 4 bureaux RH à la direction générale), inadaptée à l'organisation administrative du territoire (aucune correspondance systématique des circonscriptions territoriales avec les départements ou les régions ou les préfectures), des chaînes hiérarchiques en surreprésentation (près de 200 administrateurs et près du tiers des effectifs totaux de catégorie A avec une surreprésentation des "A+" - "inspecteurs principaux" et "directeurs des services" -, avec une forte inflation de ces profils par voie de recrutements et nominations dans le cadre de la réforme de l'administration centrale de la DGDDI), redondance d'activité des services au sein d'une même circonscription territoriale (exemple : doublon entre les pôles d'orientations de contrôles et les divisions dans les DR des douanes), autonomie budgétaire et fonctionnelle très importantes des circonscriptions territoriales. Ainsi, ce type d'administrations affichent des organisations en décalage avec la réalité de leurs effectifs et, de surcroît, qui ne permettent pas un fonctionnement interadministration performant - voire l'empêchent -; qui obèrent significativement l'interopérabilité des services entre eux (voies hiérarchiques très lourdes pour une simple coordination opérationnelle ou administrative); qui favorisent les errements locaux non conformes aux doctrines nationales; qui entravent fortement la capacité de production et de réalisation des missions qui leurs sont confiées. Pour ce type d'administrations, il faudrait généraliser le recours à quelques SCN "thématiques" qui remplaceraient les multiples représentation territoriales afin de : réaliser d'importantes économies d'échelle notamment dans les dépenses de fonctionnement - titre II (réduire drastiquement la surreprésentation hiérarchique territoriale, réduire les doublons administratifs territoriaux), favoriser la productivité des services (chaîne de décision raccourcie, coordination plus fluide car centralisée au niveau national), favoriser la coopération interadministration (un unique point de contact national pour chaque périmètre majeur d'activité et pour toutes les administrations partenaires et les préfectures concernées par ce périmètre), créer des services opérationnels et abonder les effectifs opérationnels nécessaires pour la réalisation de leurs missions tout en restant à effectif global constant grâce à un redéploiement de toutes les strates intermédiaires fonctionnelles et hiérarchiques dans les services opérationnels.
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