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Changements sur "Quelle efficacité de France 2030 comme politique industrielle ? "
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- Le programme France 2030 dispose d’un budget de 54 milliards d’euros. Il prolonge et amplifie les Programmes d’investissements d’avenir, dont le montant cumulé atteint 77 milliards d’euros depuis 2010.\nUne évaluation approfondie de ces dispositifs apparaît nécessaire au regard des résultats industriels observables. En dépit de l’ampleur des montants engagés, peu de secteurs ou d’entreprises industrielles nationales peuvent aujourd’hui être identifiés comme durablement florissants grâce à ces fonds, tandis que les grandes entreprises américaines et chinoises demeurent ultra‑dominantes dans l’ensemble des secteurs innovants. Dans le même temps, les principales filières industrielles françaises restent largement héritées de l’ère gaullo‑pompidolienne.\nPar ailleurs, des montants significatifs ont été investis dans des start‑up dont la viabilité industrielle s’est révélée limitée, à l’image d’Ynsect, ou dans des secteurs à maturité technologique incertaine comme l’hydrogène, alors même que l’industrie dite « traditionnelle » a été reléguée au second plan, jugée insuffisamment « d’excellence ».\nCette orientation de l’investissement public interroge d’autant plus que la France connaît, depuis près de deux ans, une succession continue de fermetures de sites industriels, invitant à examiner l’allocation effective de ces fonds, leurs modalités de pilotage et leurs effets réels sur le tissu productif national.
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- Corps de la contribution
- Doté de 54 milliards d’euros, le programme France 2030 prolonge les Programmes d’investissements d’avenir, dont les engagements cumulés atteignent 77 milliards d’euros depuis 2010.\nUne évaluation approfondie de ces dispositifs apparaît nécessaire au regard des résultats industriels observables. En dépit de l’ampleur des montants engagés, peu de secteurs ou d’entreprises industrielles nationales peuvent aujourd’hui être identifiés comme durablement florissants grâce à ces fonds, tandis que les grandes entreprises américaines et chinoises demeurent ultra‑dominantes dans l’ensemble des secteurs innovants. Dans le même temps, les principales filières industrielles françaises restent largement héritées de l’ère gaullo‑pompidolienne.\nPar ailleurs, des montants significatifs ont été investis dans des start‑up dont la viabilité industrielle s’est révélée limitée, à l’image d’Ynsect, ou dans des secteurs à maturité technologique incertaine comme l’hydrogène, alors même que l’industrie dite « traditionnelle » a été reléguée au second plan, jugée insuffisamment « d’excellence ».\nCette orientation de l’investissement public interroge d’autant plus que la France connaît, depuis près de deux ans, une succession continue de fermetures de sites industriels, invitant à examiner l’allocation effective de ces fonds, leurs modalités de pilotage et leurs effets réels sur le tissu productif national.