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Cache-Cash : Quand l'influence oublie la déclaration
- Corps de la contribution
- Il y a encore dix ans, l'influence numérique était un passe-temps. Aujourd'hui, c'est une industrie lourde. Des enseignants, des infirmiers, des cadres ou des artisans ont massivement quitté leur profession d'origine pour embrasser une carrière de créateur de contenu. Pourquoi ? Parce que le modèle économique est d'une rentabilité sans égal ! En effet, un créateur de contenu ne touche pas un salaire unique : il jongle entre la monétisation directe des plateformes (les vues sur Instagram, Facebook,YouTube ou TikTok), les abonnements payants de sa communauté (Patreon, OnlyFans), les liens d'affiliation, et les chèques parfois vertigineux des marques pour un simple placement de produit. Qu'il s'agisse de Meta, TikTok ou Google, ces géants de la Tech connaissent au centime près ce qu'ils versent aux créateurs via leurs fonds pour les créateurs ou les coupures publicitaires. La règle doit alors être stricte : chaque dollar, euro ou pixel de monétisation versé doit être obligatoirement et automatiquement transmis par la plateforme au fisc du pays de résidence de l'influenceur. Mais comment traquer des millions de dollars générés en un clic, souvent volatils et non déclarés ? La solution ne viendra pas de la bonne volonté des créateurs, mais d'une révolution structurelle : calquer le modèle de l'influence sur celui du salariat classique. Tout comme la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) impose aux employeurs de déclarer les salaires de leurs employés, il est temps de forcer les géants de la Tech (Meta, TikTok, Google) et les marques partenaires à devenir des tiers déclarants. A l'heure où la restriction budgétaire est de rigueur, pourquoi l'État tarde à intervenir rapidement face à ce manque à gagner colossal et difficile à chiffrer ? Cette nouvelle règlementation permettrait enfin de rétablir une justice sociale entre un salarié moyen prélevé à la source sur ses moindres revenus, pendant qu'un créateur de contenu peut dissimuler des gains massifs derrière des montages financiers ou de simples omissions.
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