2026 - Aidez-nous à enrichir notre programme de travail
Vous pouvez participer au choix des sujets d’enquêtes.
Changements sur "Soutien accordé aux compagnies aériennes low-cost mobilisant des finances publiques"
Titre
- +{"fr"=>"Soutien accordé aux compagnies aériennes low-cost mobilisant des finances publiques"}
Corps du texte
-
+["
- Corps de la contribution
- La plupart des plates-formes aéroportuaires françaises favorisent le développement des compagnies low-cost qui leur garantissent la mise en place de liaisons aériennes et assurent ainsi une augmentation sensible du nombre de voyageurs. Ce type de stratégie a notamment été mise en évidence dans un rapport de la cour des comptes effectué sur la période 2013-2017 sur l'aéroport de Bordeaux Mérignac mais il s'agit d'une pratique très répandue. Même si l'état s'est progressivement désengagé de sa position d'actionnaire majoritaire de plusieurs grands aéroports régionaux, les finances publiques (État et collectivités) restent très mobilisées dans la gestion des plate-formes aéroportuaires. Le soutien apporté peut prendre des formes diverses : aides directes, taxes reduites, contrats de co-développement, participation à la promotion commerciale,... Il est certain que la présence de compagnies low-cost génère du trafic et donc de la fréquentation publique de la plateforme aéroportuaire; ainsi, le bilan financier pour le gestionnaire de l'aéroport peut s'avérer très positif mais la question qui se pose est celle du bilan global pour le territoire concerné en termes économique, social et environnemental. Les vols low-cost visent essentiellement le potentiel de marché des déplacements de loisirs. Ils ne répondent que très marginalement à un besoin de déplacements d'affaires. Ils peuvent contribuer à renforcer l'attractivité touristique d'une ville ou d'une région mais il est probable que l'essentiel de la clientèle est originaire de la région d'implantation de l'aéroport et que le trafic low-cost favorise plus le départ de consommateurs locaux vers d'autres horizons que l'arrivée de consommateurs extérieurs sur le territoire. Sur le plan environnemental, le développement du trafic aérien à évidemment des conséquences négatives ( consommation énergétique, pollution, bruit, impact sur la santé) quine sont pas spécifiques aux vols low-cost. Mais la recherche du moindre coût conduit les compagnies concernées à multiplier les rotations des avions et à exploiter au mieux les créneaux horaires disponibles. À l'aéroport de Bordeaux, le trafic nocturne a très fortement progressé depuis l'arrivée des compagnies low-cost et cette tendance ne fait que se confirmer. Or, la période nocturne est particulièrement sensible en termes de nuisances pour les riverains et d'impact sur la santé.\nIl serait utile qu'une analyse du bilan global (économique et environnemental) de cette stratégie en faveur du low-cost soit conduite de façon neutre et objective pour éclairer les choix à venir et éviter que des finances publiques continuent à être mobilisées pour soutenir ce développement dans des situations où l'impact global sur le territoire se révélerait négatif.