2026 - Aidez-nous à enrichir notre programme de travail
Vous pouvez participer au choix des sujets d’enquêtes.
Réduction des inégalités scolaires
- Corps de la contribution
- L'organisation de l'éducation nationale fait que l'enseignement est organisée sur un mode collectif. Les enseignants ne sont pas des précepteurs mais des professeurs qui enseignent à un "groupe" d'élèves, une classe. Et pour «n’oublier» personne au sein de ce collectif, l’approche des enseignants se doit d’être structurée et cadrante. Si les professeurs ont des attentes à l'égard des enseignants, il en est de même des élèves qui attendent de leurs professeurs - leurs maîtres, dit-on en élémentaire, "maître" prenant ici tout son sens - rigueur et, oserais-je l'écrire tant le mot est aujourd'hui péjorativement connoté, exemplarité. Il n'est nullement question dans mon propos d'évoquer une quelconque sévérité, ni autre approche rigoriste ou non bientraitante. La rigueur pédagogique se rapproche plus de la rigueur scientifique, celle qui convoque la clarté de la méthode, la qualité de l'évaluation, l'efficience des démarches. La pédagogie étant aussi affaire humaine, la rigueur du savoir-être de l'enseignant doit être à la hauteur de l'attente du comportement des élèves. Nous ne sommes plus au temps où les instructions régentaient la vie intime des institutrices au nom d'une morale révolue, ni de la blouse grise obligatoire. Il faut plutôt comprendre qu'un soin dans la présentation - dont la tenue vestimentaire - face aux élèves est la marque du respect qu'on leur porte. Mais lira ci et là que l'essentiel de l'acte d'enseignement, c'est la pédagogie. Sans rouvrir le débat sur les pédagogies dites alternatives qui nous ont menés aux difficultés actuelles, il convient de définir avec rigueur et sans idéologie les méthodes d'apprentissage qui "marchent". Et puisque l'éducation est nationale, de les imposer au niveau national. La liberté d'enseigner doit se positionner autour de la relation, de l'organisation de sa classe, mais toujours dans le respect de la méthode. On parlait jadis (mais il n'y a pas si longtemps), de méthode de lecture. Le terme peut paraître désuet, relégué aux fans de Descartes, mais il marque la nationalité, loin de "l'expérimentation", qui n'a pas sa place dans l'enseignement où les élèves ne sont pas des cobayes potentiellement sacrifiés aux errances et tâtonnements d'apprentis sorciers de la didactique. En résumé, afin de ne laisser aucun élève décrocher, l’enseignement doit se repositionner sur : - Des méthodes d'enseignement éprouvées. - Des enseignements explicites, clairs. - Des évaluations régulières de la compréhension et de l'assimilation des enseignements dispensés (pas pour faire des stats ; pour reprendre ce qui n'a pas été assimilé) - Un "vivre ensemble" (pour parler moderne) dans lequel chacun connaît sa place, et la respecte. Ceci impose à chacun, élèves, enseignants, administration, des efforts importants. Mais, pour reprendre mon introduction, puisque l'enseignement est "collectif", c'est le collectif des enseignants qui, par sa cohérence, sa cohésion, sa constance et sa stabilité, fonderont les bases d'un enseignement où chacun pourra se satisfaire de son état. Les enseignants seront reconnus dans leurs qualités (ce qui fait cruellement défaut aujourd'hui) et tous les élèves connaîtront la satisfaction de la réussite et de le plaisir d'apprendre et donc de comprendre le monde dans lequel ils vivent. Ambitieux ? Mais qu'est-ce qu'un monde qui aurait perdu l'ambition d'éduquer ses enfants ?
Signaler un contenu inapproprié
Ce contenu est-il inapproprié ?
2 commentaires
Chargement des commentaires ...
Ajoutez votre commentaire
Pour ajouter votre commentaire identifiez-vous avec votre compte ou créez un compte.
Chargement des commentaires ...