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Changements sur "Réseau autoroutier, évaluer le coût réel pour les usagers, analyser la rentabilité des concessionnaires et l'utilité publique du modèle de concession"
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- Depuis la privatisation de 2006, le réseau autoroutier français est géré par des sociétés privées concessionnaires (Vinci, Eiffage, Abertis) liées à l'État par des contrats dont les premières échéances arrivent entre 2031 et 2036.\n\nPlusieurs éléments justifient un contrôle approfondi. Les tarifs de péage ont augmenté de plus de 20 % depuis 2006, avec des pics à +4,75 % en 2023 et +3 % en 2024. Dans le même temps, le modèle économique des concessions est construit de telle sorte que tout investissement est compensé par une hausse de tarifs et que les bénéfices n'ont pas à être réinvestis, le résultat net des concessionnaires a atteint 3,9 milliards d'euros en 2021, dépassant de 11 % le niveau de 2019. La Cour des comptes elle-même a alerté sur la rentabilité excessive des sociétés concessionnaires et sur la faiblesse de l'État dans le suivi de ses obligations contractuelles.\n\nPour de nombreux Français sans alternative de transport, l'autoroute est une infrastructure de nécessité, non un choix. Le coût du péage constitue donc une charge contrainte, dont la légitimité n'a jamais été évaluée de manière indépendante.\n\nIl est proposé que la Cour des comptes examine, la justification réelle des hausses tarifaires successives, la rentabilité des concessionnaires au regard des risques effectivement supportés, l'efficacité du contrôle de l'État et les enjeux financiers liés à l'échéance prochaine des concessions historiques.