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Changements sur "Système régalien d'information sur l'eau"
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- Cette note traite des applications informatiques de la \"police de l'eau\" utilisées par les agents en DDT - Direction Départementale des Territoires - en application notamment du code de l'environnement. \nLa gouvernance permettant la production de ces outils et leur maintenance est la suivante:\n • Le ministère de l'Environnement: MOA Maître d'Ouvrage, décideur et financeur\n • Le ministère de l'Agriculture: MOE Maître d’OEuvre, gére la conduite opérationnelle des projets. \n • Une Société de Service en Ingénierie Informatique, SSII fait le job des spécifications détaillées et du développement.\n • Pour certains outils informatiques, une AMOA Assistance à Maîtrise d’Ouvrage accompagnent fortement la MOA.\nLes outils nationaux sont les applications suivantes: Roseau (suivi des stations d'épurations), Sillage (suivi des épandages de boues urbaines et d’effluents d'élevage), Lanceleau (suivi des intervenants), Verseau (Outil d’échange de données), TéléSillage (Suivi des bilans azotés dans les zones vulnérables en particulier en Bretagne), Oasis (Suivi des prélèvements en eau notamment en Irrigation).\nDepuis les années 2010, plusieurs fragilités ont fait jour:\n • Le ministère de l'Agriculture réduit ses effectifs dédiés à la MOE des outils police de l’eau. Ce ministère reprend ses agents pour développer ses propres outils. En 2026, il reste deux-trois agents en poste dont un partira prochainement en retraite. Autrement dit, dans un temps difficile à estimer, le ministère de l'Environnement devrait reprendre tous ses outils dans son propre environnement informatique.\n • Contrairement au ministère de l’Agriculture, le ministère de l’Environnement a une faible culture autour de la production et de la maintenance d’outils informatiques. De plus, le système informatique y est différent et toutes les applications doivent donc être réécrites. Cela signifie, à coup de louche, 10 ans de développement et 10 millions d'euros de coût. Par ailleurs, la maîtrise d’ouvrage d’une partie de ces projets est conduite par des ingénieurs en sortie d’école. Ceux-ci n’ont, par définition, aucune expérience en conduite de projet et parfois une approche naïve dans leur relation avec les SSII, entreprise privée. De plus, n’ayant souvent peu ou pas de goût pour leur poste parisien, ces ingénieurs changent de poste au bout de 3 ans. Aucune capitalisation n’est alors possible. \nPour prendre un exemple, l’outil Oasis sur l’aide à l’instruction des prélèvements d’eau, pourtant en cours de finalisation a été purement et simplement abandonné en 2025. \nLe retrait progressif du ministère de l’Agriculture de la maîtrise d’œuvre, l’absence de culture informatique du ministère de l’Environnement et la faiblesse de sa maîtrise d’ouvrage fragilisent le présent et l’avenir du système régalien d’information sur l’eau. \nUne solution simple serait de créer une structure publique partagée entre l’État et les cinq agences de l’eau. En effet, les agences ont une culture du numérique et des moyens financiers. Ils produisent des outils informatiques très proches de ceux de l’État autour des prélèvements d’eau , des stations d’épuration ou bien des épandages de matière organique. Pourtant, chaque agence développe ses propres outils informatiques rentrant en concurrence d’une part avec les outils des 4 autres agences et d’autre part avec les applications informatiques de l’État. Ainsi, le coût financier est élevé pour une production inefficace des logiciels.