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Changements sur "Moyens de mise en œuvre des objectifs de la loi EGAlim en restauration collective"
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- La restauration collective publique dispose-t-elle des moyens humains, techniques et financiers nécessaires pour mettre en œuvre les objectifs fixés par la loi EGAlim en matière d’offre de repas végétariens ? \n\nLa loi EGAlim fixe plusieurs objectifs à la restauration collective publique afin de favoriser une alimentation plus durable, notamment par l'introduction d'un repas végétarien hebdomadaire et la diversification des sources de protéines. Ces dispositions s'inscrivent dans les orientations des politiques publiques en matière de transition écologique. Dans son rapport Accélérer la transition climatique avec un système alimentaire bas carbone, résilient et juste (2024), le Haut Conseil pour le climat souligne notamment le rôle des politiques alimentaires dans l'atteinte des objectifs climatiques de la France et appelle à renforcer l'efficacité de l'action publique dans ce domaine.\n\nLa mise en œuvre des dispositions de la loi EGAlim repose largement sur les collectivités territoriales et sur les personnels de restauration collective, qui doivent adapter leurs pratiques culinaires, l'organisation des menus, leurs achats et leurs compétences professionnelles. Plusieurs outils d'accompagnement ont été développés par les pouvoirs publics, notamment la plateforme Ma Cantine et différentes ressources techniques mises à disposition par le ministère de l'Agriculture pour accompagner la diversification des menus.\n\nToutefois, il demeure difficile d'apprécier à l'échelle nationale si ces dispositifs, ainsi que les moyens humains, techniques et financiers mobilisés par les différents acteurs publics, sont adaptés aux objectifs fixés par la loi. Les modalités de formation, d'accompagnement et de suivi apparaissent par ailleurs très variables selon les territoires et peu documentées au niveau national.\n\nUn contrôle de la Cour des comptes permettrait d'évaluer si les moyens effectivement mis à disposition des acteurs de la restauration collective publique sont cohérents avec les objectifs fixés par la loi, d'identifier les éventuels freins à leur mise en œuvre et d'apprécier l'efficacité des dispositifs publics d'accompagnement existants.