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Changements sur "Détermination des coûts réels et complets de l’éolien en mer."
Titre
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- La Cour des Comptes a publié en mars 2026 un rapport sur le soutien aux énergies renouvelables qui a constitué un électrochoc. Dans ce rapport, la Cour n’a examiné qu’une partie du coût des ENR, les dispositifs de soutien. \n\nOr il nous parait essentiel, pour éclairer utilement les choix de politique énergétique, de produire une estimation sincère des coûts complets de chaque filière, et en particulier de l’éolien en mer dont le décret PPE3 prévoit un fort développement (18 GW en 2037, 45GW en 2050)\n\nIl nous semble indispensable de prendre en compte :\nLes raccordements : 47 milliards € pour la PPE3 ( 37 raccordement direct, 10 adaptation du réseau terrestre). \nSurproduction et d’écrêtements : en période de prix négatifs, de plus en plus fréquentes, RTE peut ordonner des arrêts de production compensés financièrement\nAides d’État massives : 2 milliards pour 13 éoliennes pour Bretagne Sud 1, 11 milliards pour 3 parcs de 500 MW. Sans ces aides, les projets ne verraient pas le jour.\nCongestion du réseau : rééquilibrage de la production, countertrading… (2,9 milliards d’euros en Allemagne en 2024 \nIntermittence et variabilité : Nécessité de back-up gazier (ex. : centrale de Landernau en Bretagne) ou nucléaire en cas de déficit. Modulation nucléaire en cas de surproduction \nRisques de coûts échoués : RTE anticipe les commandes de postes électriques,mais la CRE alerte sur les risques de coûts échoués en cas d’abandon de projets, \nRisques sur le coût du capital : Le coût du capital est déterminant, surtout pour l’éolien flottant (50 % de l’appel d’offres AO10). Risques majeurs : Immaturité technologique, Pénuries de matériaux (cuivre, aluminium, terres rares) et volatilité des prix, incertitudes sur la durée de vie des installations, faible acceptabilité, risques politiques.\nInfrastructures et logistique : Investissements importants dans les ports et navires spécialisés, les activités minières \nDémantèlement : coût difficile à évaluer (ex. : gestion des câbles sous-marins).\nRisque technologique sur la taille des éoliennes : La montée en puissance des turbines est présentée comme un facteur de baisse des coûts, mais les taux de défaillance sont en hausse au point que certains assureurs considèrent que les risques de marché deviennent insoutenables.\nConflits d’usages/ impacts socio-économiques : la proximité des parcs avec les côtes imposée par la nature pentue des côtes françaises a pour conséquence une multiplication des conflits d’usage Pèche : pertes d’activité et d’emplois, Tourisme : secteur clé (110 milliards d’euros de PIB en France, 8 % du PIB breton), Immobilier : dépréciation des biens en bord de mer.\nCoûts environnementaux : pour la même raison, les parcs éoliens français sont implantés dans des zones de la mer littorale où la biodiversité est maximale et le plus fragile à tel point que Sea Shepherd a caractérisé le programme éolien en mer français de « menace imminente d’une ampleur telle qu’elle hypothèque l’avenir de la vie marine côtière » . S’ils ne sont pas directement chiffrables, ces coûts ne peuvent cependant pas être ignorés.\nA titre indicatif, l’éolien en mer flottant a été adjugé à 250 €/MWh dans le dernier appel d’offre anglais ( pour des parcs de 100MW) et à 280 €/MWh en Norvège, ceci prenant en compte le raccordement, mais pas les autres couts ici mentionnés.\n