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Changements sur "Evaluation des conséquences financières des attributions des parcs éoliens en mer"
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- Eléments de contextes : \n 2012-2018 : Saint-Brieuc, un précédent problématique\n2012 : Iberdrola remporte l’appel d’offres pour Saint-Brieuc à 200 €/MWh, malgré un processus jugé irrégulier par le Conseil d’État (le concurrent classé premier par la CRE, Nass&Wind/EDF est indemnisé).\n2018 : L’État réalise que ce tarif est trop élevé et renégocie une baisse du tarif garanti à 155 €/MWh, mais accorde en échange : l’ abandon des redevances d’occupation du domaine public (alors que l’Europe utilise des enchères), la prise en charge des coûts de raccordement par RTE (cas unique au monde, coût estimé à 37-47 milliards d’euros pour le programme éolien en mer), la suppression de la part fixe dans l’indexation du tarif (passant de 60 % à 100 % indexé), et la suppression des clauses de surrentabilité.\n2023 : La Cour des comptes critique cette renégociation pointant un Coût des concessions indéterminable à l’avance. ( NB le tarif aujourd’hui ≈ 196 €/MWh (grâce à la clause d’indexation abusive).\nMai 2024 (Bretagne Sud 1) : Attribution à 86,45 €/MWh avec le premier candidat sélectionné par la CRE qui se retire (refus de déposer la garantie obligatoire) et la CRE souligne l’insuffisance des critères de robustesse financière et technique, et critique des hypothèses optimistes sur la montée en puissance des turbines (sans limite technologique) ainsi que d es analyses de rentabilité peu fondées (dépendantes de scénarios hasardeux sur le prix de l’électricité).\nDécembre 2024 (Méditerranée) : Attribution de deux parcs flottants à des tarifs anormalement bas : en 92,7 €/MWh (Occitanie) et 85,90 €/MWh (Fos) et mêmes critiques de la CRE ( robustesse financière insuffisante. Surenchère technique irresponsable (taille des éoliennes). Critères de rentabilité douteux).\nSeptembre 2025 (Centre Manche 2) : Annonce ministérielle le jour de la démission du gouvernement Bayrou, seulement 2 offres finales sur 7 candidats, candidat retenu non classé premier par la CRE, consortium gagnant qui éclate (RWE abandonne, Total reste seul) et qui fait en retour éclater le consortium Centre Manche 1 ( EDF, Maple Tower) …\nJuin 2026 : AO10 (10 GW) : Attribution sous décret PPE3, sans loi, et sous pression du lobby éolien pour finaliser les attributions avant les présidentielles et malgré les alertes de la CRE : « Dans un contexte marqué par l'infructuosité de la procédure AO7 et le nombre très limité de candidats à la procédure AO8, la CRE note que l'appel d'offres porte sur un périmètre particulièrement ambitieux, inédit par rapport aux précédents appels d'offres éolien en mer, tant en termes de nombre de projets que de puissance installée, conjugué à un calendrier particulièrement resserré »\nPar ailleurs, les projets éoliens flottants engagent des Aides d’État massives 2,08 milliards d’euros pour A05, première partie de Bretagne sud (13 éoliennes, 250 MW) …et environ 11 milliards pour l’ex A09 maintenant intégré dans l’AO10 (trois fois 500 MW), non encore attribué.\nNous demandons à la Cour des Comptes de vérifier le légalité, la légitimité et les risques de ces attributions ainsi que l’impact financier pour les contribuables, consommateurs et collectivités locales.