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Changements sur "Évaluation du coût économique et des risques d'intérêt général liés au pantouflage dans la haute fonction publique "
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- Le phénomène du pantouflage, qui désigne le passage de hauts fonctionnaires vers le secteur privé, est encadré en France par la HATVP. Mais le coût économique de ce phénomène pour l'État — perte de compétences, coûts de formation, risques de conflits d'intérêts dans les marchés publics — n'a jamais été chiffré précisément. Un audit de la Cour des comptes permettrait de mesurer le volume du pantouflage (nombre de cas annuels, profils, secteurs d'accueil), d'évaluer l'efficacité du délai de carence réglementaire de 3 ans, de quantifier le coût pour l'État des formations de haut fonctionnaire et du retour sur investissement public de ces formations, et de vérifier si les avis de la HATVP sont effectivement respectés. Un angle complémentaire particulièrement fort consiste à calculer le retour sur investissement de la formation publique des grands corps : combien l'État a-t-il investi pour former un énarque, un inspecteur des finances, un magistrat de la Cour des comptes, et combien d'années ce haut fonctionnaire a-t-il effectivement servi l'État avant de rejoindre le secteur privé ? Ce croisement entre coût de formation et durée effective de service public, que seule la Cour peut réaliser, transforme ce sujet en argument financier incontestable au-delà de la seule dimension déontologique.\nObjectif : Évaluer le coût économique et le risque de conflits d'intérêts des passages public-privé des hauts fonctionnaires\nA étudier : paradoxe entre le coût de formation à l'INSP et la durée de service effectif dans la fonction publique.