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Changements sur "Coûts des aménagements portuaires pour l’éolien en mer "
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- Nous souhaitons que la Cour des comptes enquête sur les coûts des aménagements portuaires pour l’éolien en mer \nLe développement de l'éolien en mer (posé mais surtout flottant) impose une transformation radicale des infrastructures portuaires. Les exigences techniques — comme la résistance des quais à des charges massives pour stocker les composants ou assembler les flotteurs — font grimper rapidement les investissements.\nÀ l'échelle européenne, l'association WindEurope estime qu'un investissement global de près de 8,5 milliards d'euros est nécessaire d'ici 2030 pour adapter l'ensemble des infrastructures portuaires aux objectifs climatiques.\nEn France, les ports les ports ont, de leur côté, consacré 69 millions d’euros aux énergies marines renouvelables, 600 millions depuis 2018 et 900 millions envisagés dans les années à venir. \nLa Cour des Comptes a publié en 2025 un rapport sur les projets d’ aménagements du Port de Saint-Nazaire liés à l'éolien flottant (EOLE) dans lequel elle mentionne un projet qui n’est financé qu'à 35 millions € sur 235 et dont la rentabilité ne saurait reposer que sur les subventions publiques et qui nécessiterait un tiers des financements totaux de l'Ademe pour le plan portuaire et un projet risqué tributaire des incertitudes techniques de l'éolien flottant et « de de la capacité des acteurs privés dans un contexte de plus en plus difficile », avec des investissements représentant plusieurs années de chiffre d'affaire des ports, une forte concurrence et de forts risques de coûts échoués.\nOr il semble que s’installe une concurrence et une course aux subventions entre les ports : ainsi, à Brest, environ 220 millions d'euros ont été mobilisé pour créer un polder de 40 hectares dédié aux Énergies Marines Renouvelables (EMR). Lorient, le Havre, pour la façade Atlantique /Manche ont également des projets, sans compter ceux de la façade méditerranéenne (Port la Nouvelle, Fos) \nLe risque de coûts échoués, en particulier pour l’éolien flottant, le plus nécessiteux en termes d’aménagement des ports, est important puisque, pour des raisons économiques et de maturité technologique (et aussi qu’en l’absence de postes flottants, l’éolien flottant ne permet pas de s’éloigner des côtes, ne résolvant ainsi aucun des problèmes d’acceptabilité de l’éolien en mer français, lié à la forte pente des côtes, et cumulant en fait les défauts) , il n’est pas du tout sûr que tous les projets prévus aboutissent. Complexité supplémentaire, les solutions technologiques encore très diverses envisagées ont des exigences très différentes en terme d’aménagement des ports : du TLP (Tension Leg Platform - Plateforme à lignes d'ancrage tendues) qui n’a besoin d’aucun aménagement (montage en mer) aux SPAR (utilisées pour le parc Hywind Scotland) , très complexes, en passant par les barges ou les structures semi-submersibles aux exigences intermédiaires.\nAu vu de ce qui semble être une course à la subvention désordonnée et malsaine entre différents port et d’un nécessaire débat bien éclairé sur l’ensemble des conséquences de l’éolien en mer nous pensons nécessaire que la Cour des Comptes élargisse le travail effectué sur Saint-Nazaire à l’ensemble des aménagements portuaires nécessités par le programme éolien en mer.\n