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Changements sur "Évaluation du transfert technologique de la recherche publique vers l'économie : les SATT et IRT atteignent-ils leurs objectifs de valorisation ? "
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- La France consacre des moyens importants à la recherche publique, mais la transformation de ces résultats scientifiques en innovations économiques (brevets, licences, startups issues des laboratoires, contrats CIFRE, partenariats industriels) reste en retrait par rapport aux pays comme l'Allemagne, le Royaume-Uni ou les États-Unis.\nPour combler ce décalage, l'État a déployé depuis plus de dix ans un ensemble d'outils dédiés à la valorisation : SATT (Sociétés d'accélération du transfert de technologies), IRT (Instituts de recherche technologique), instituts Carnot et autres structures de transfert.\nLes bilans successifs de ces dispositifs soulignent à la fois des réussites locales et des limites récurrentes : modèle économique fragile de plusieurs SATT, gouvernance complexe, dispersion des structures et performances très hétérogènes d'un territoire à l'autre.\nUn audit permettrait éventuellement de mesurer le coût complet de ce système de valorisation (dotations publiques, fonds dédiés, coûts de structure) et d'en apprécier la soutenabilité dans la durée, d'évaluer le taux réel de valorisation de la recherche publique en France (production de brevets, recettes de licences, création de startups, volume de contrats de recherche partenariale) au regard des moyens engagés, d'identifier les dispositifs les plus efficaces, les doublons et les zones d'inefficacité pour proposer une architecture simplifiée et plus lisible, et de formuler des recommandations pour mieux aligner la recherche publique sur les besoins économiques, sociaux et environnementaux du pays, tout en renforçant la place de la France dans la compétition scientifique internationale.