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Le Futur collisioneur du CERN
- Corps de la contribution
- L’association Co-CERNés, regroupant des citoyens, des contribuables locaux et un réseau d'associations de la région frontalière (Haute-Savoie et Pays de Gex), a l'honneur de solliciter l’intervention de la Cour des comptes. Notre démarche vise à ce que votre juridiction financière intègre dans son programme de contrôle l'examen approfondi des engagements financiers, présents et futurs, de la France dans le projet d'accélérateur de particules Future Circular Collider (FCC) porté par le CERN. Notre collectif fonde sa démarche sur l’article 15 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, qui dispose que : « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration ». En tant que citoyens et contribuables français, habitant un territoire directement impacté par le tracé transfrontalier projeté de 91 kilomètres (avec 8 émergences en surface de 5 à 8 hectares, dont 7 en France, et des cavernes gigantesques) , nous finançons directement, par nos impôts nationaux, les contributions de la France au budget du CERN (environ 13 % à 14 % du budget de l'Organisation). La France figure historiquement parmi les plus importants contributeurs de l'Organisation. À ce titre, la transparence, la régularité et la viabilité à long terme de l’utilisation de ces fonds publics entrent pleinement dans le champ de compétences de la Cour des comptes. Le projet FCC se trouve actuellement dans une phase charnière (parution des études de faisabilité technique et financière et processus de participation publique en cette année 2026). Les analyses économiques documentées par les associations spécialisées (notamment l'ONG suisse Noé21) , ainsi que le rapport de la Cour des Comptes à la commission des Finances sur le pilotage et le financement des très grandes infrastructures de recherche, mettent en lumière des incertitude majeures et des risques de dérapage budgétaire qui menacent directement les finances publiques, tant locales que nationales. La communication officielle du CERN présente la première phase du projet (le collisionneur électron-positron FCC-ee) à un coût estimé de 15 milliards de francs suisses (environ 16 milliards d'euros). Or, les données objectives contredisent cette présentation : Ce montant de 15 milliards d'euros ne correspond qu'à la première tranche du projet. Le projet dans son ensemble compte deux collisionneurs successifs (le FCC-ee puis le FCC-hh, dont la technologie est encore hautement hypothétique). Si l'on additionne les deux infrastructures et leurs frais d'exploitation, le coût global du projet est de l'ordre de 80 milliards selon Noé21. Dans son rapport de mai 2019 (Le pilotage et le financement des très grandes infrastructures de recherche), la Cour des comptes révélait déjà que le Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI) évaluait la quote-part de la France à 12-15 % du coût total du FCC et « la considérait comme non supportable ». (p92) Ce même rapport officiel stipule qu'un engagement de la France dans le FCC « multiplierait la contribution française par 3 et même 5 pendant la phase de construction ». Une telle augmentation est insoutenable pour le budget de l'État et se ferait au détriment direct d'autres Très Grandes Infrastructures de Recherche (TGIR) nationales ou de programmes déjà lourdement engagés (comme le projet ITER, qui subit déjà des surcoûts majeurs). P93 Les différents rapports du CERN omettent d’ajouter
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