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Changements sur "Évaluation des premières années d'exécution de la LPM 2024-2030 : les ambitions de remontée en puissance des armées sont-elles en bonne voie ? "
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- +{"fr"=>"Évaluation des premières années d'exécution de la LPM 2024-2030 : les ambitions de remontée en puissance des armées sont-elles en bonne voie ? "}
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- La Loi de programmation militaire 2024‑2030 prévoit un effort historique de 413 milliards d'euros pour les armées, avec une progression du budget annuel de la défense d'environ 47 milliards en 2024 à près de 69 milliards en 2030, afin de répondre au retour de la guerre de haute intensité et aux nouvelles menaces.\nDès 2025, les crédits de défense dépassent 50 milliards d'euros, et une actualisation de la LPM a été présentée en 2026 pour ajuster la trajectoire budgétaire et les priorités capacitaires dans un contexte de fortes tensions géopolitiques et financières.\nUn audit de la Cour permettra d'évaluer les premières années d'exécution de cette LPM actuelle :\nles crédits prévus sont‑ils intégralement ouverts en loi de finances, puis effectivement consommés par les armées (y compris en gestion) ou bien freinés par des gels et annulations en cours d'année ?\nles commandes d'équipements majeurs (avions, navires, blindés, munitions, cyber, espace) respectent‑elles le calendrier prévu, ou accusent‑elles des retards liés aux procédures d'acquisition, aux arbitrages budgétaires ou aux capacités industrielles ?\nles effectifs et la réserve opérationnelle progressent‑ils réellement comme prévus (recrutement, fidélisation, entraînement), et la hausse annoncée des personnels est‑elle au rendez-vous sur le terrain ?\nla base industrielle et technologique de défense (BITD) française et européenne est‑elle en mesure d'absorber les commandes et d'augmenter ses cadences de production (munitions, équipements, maintenance), ou rencontre‑t‑elle des goulets d'étranglement structurels ?\nCette évaluation à mi‑parcours des premières années d'application de la LPM 2024‑2030 permet d'identifier rapidement les risques d'exécution (dérives de coûts, retards de programmes, tensions sur les effectifs et l'industrie) pour une programmation d'importance stratégique nationale, et de proposer des ajustements avant 2030.