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Changements sur "Évaluation du Plan Pauvreté 2018-2026 : les milliards investis ont-ils réduit les indicateurs de pauvreté en France ? "
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- La France a lancé en 2018 une Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, dotée de plusieurs milliards d'euros, articulée autour de la petite enfance, de l'accès aux droits, de l'insertion et de la lutte contre les exclusions, en associant l'État, les départements et les grandes villes.\nCette stratégie a été prolongée et prolongée au fil des années, notamment à travers des pactes territoriaux de lutte contre la pauvreté, des revalorisations ponctuelles de minima sociaux et des mesures spécifiques pendant la crise sanitaire et la crise inflationniste (chèques exceptionnels, aides énergie, bouclier tarifaire).\nPourtant, les indicateurs de pauvreté monétaire (taux à 60% du revenu médian) et de privation substantiellement restent élevés, et les inégalités de revenus comme les situations de grande précarité (sans domicile, travailleurs pauvres, familles monoparentales) n'ont pas reculé de manière significative sur la période.\nDans certains segments (enfants, jeunes, ménages modestes locataires), la combinaison de la crise sanitaire, de l'inflation et des tensions sur le logement a même accentué la vulnérabilité, malgré les plans successifs.\nUn audit de la Cour permettrait d'évaluer dans quelle mesure les objectifs chiffrés des plans de lutte contre la pauvreté ont été atteints, en suivant les principaux indicateurs dans le temps et par territoire, de vérifier si les crédits annoncés ont été intégralement ouverts et effectivement mobilisés, et dans quelles conditions (cofinancements locaux, délais de mise en œuvre, complexité administrative), d'identifier les dispositifs les plus efficaces et ceux qui produisent peu d'effets, afin de réduire les doublons et de concentrer les moyens sur les actions ayant un impact démontré, et de formuler des recommandations pour une stratégie anti-pauvreté plus cohérente, mieux ciblée et fondée sur les données probantes, en articulant mieux politiques sociales, emploi, logement, santé et éducation.