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Changements sur "Évaluation des politiques publiques en matière de santé sexuelle, d'égalité de genres et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles"
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- D’après le rapport « Où est l’argent contre les violences faites aux femmes » publié le 25 septembre 2023 par la Fondation des femmes, l’État devrait consacrer au minimum 2,6 milliards d’euros par an à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. De l’autre côté, la CIIVISE a estimé à 9,7 milliards d’euros le “coût du déni”, soit le coût annuel pour la société de l’inaction à l’égard des violences sexuelles faites aux enfants.*\n\nL'accès à l'information, à l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), à la contraception et à des sexualités positives est inégal selon les territoires. Compétences départementales parfois déléguées aux associations telles que le Planning Familial, application du programme EVARS reposant sur des enseignant.es insuffisamment formé.es et, dans les faits, très inégalement mise en œuvre selon les établissements, autant d'engrais pour un terreau favorable aux grossesses non désirées, aux infections sexuellement transmissibles (IST) et surtout aux violences sexistes et sexuelles ou intrafamiliales.\n\nNous vivons un paradoxe : d'un côté, nous invitons fortement les personnes à libérer leur parole, demander de l'aide et, en conséquence, les sollicitations auprès des associations spécialisées explosent ; de l'autre côté, les moyens qui sont alloués restent insuffisants pour mener à bien ces missions, sans parler des retards de versement de subventions ou du refus sans motif de dossiers qui ont nécessité du temps pour être complétés et déposés, projet par projet, au lieu d'être sur le terrain auprès du public.\nIl ne faut pas oublier non plus les attaques de l'extrême droite et de groupes anti-choix à l'encontre de centres IVG, de Centres de Santé Sexuelle et d'antennes du Planning Familial, voire purement et simplement l'arrêt de financement de municipalités comme à Carpentras. Ce sont des conditions de travail et un climat de tension qui s'ajoutent à la pénibilité des métiers de l'écoute et de l'accompagnement.\n\nLes associations assurant des missions d'intérêt général, telles que les Centres d'Information des Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) ou le Planning Familial, signalent de plus en plus des difficultés de financement, de trésorerie et de pérennisation de leurs activités au point aujourd'hui que des salarié.es sont licencié.es et des antennes fermées.\n\nAussi, en complément des travaux récemment réalisés sur la lutte contre l'inceste et les violences faites aux enfants, je sollicite la Cour de Comptes afin qu'elle évalue l'efficacité, la cohérence territoriale et la soutenabilité financière des politiques publiques de santé sexuelle, d'égalité de genres et de prévention des violences, notamment au regard du rôle joué par les associations assurant ces missions d'intérêt général.\n\n\t- Quels moyens l'État et les collectivités consacrent-ils réellement aux politiques de santé sexuelle, d'égalité de genres et de prévention des violences ?\n\t- Ces moyens sont-ils répartis de manière équitable entre les territoires ?\n\t- Dans quelle mesure le recours aux associations pour assurer certaines missions de service public est-il sécurisé financièrement ?\n\t- Quel est le coût pour les finances publiques du défaut de prévention (violences, grossesses non désirées, IST, prise en charge médico-sociale, procédures judiciaires, etc.) ?\n\t- Les dispositifs existants permettent-ils d'atteindre les objectifs fixés par les pouvoirs publics ?\n\n*fncidff.info