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Changements sur "Évaluation du retour sur investissement des programmes de prévention en santé publique : quelles interventions sont réellement efficaces ? "
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- +{"fr"=>"Évaluation du retour sur investissement des programmes de prévention en santé publique : quelles interventions sont réellement efficaces ? "}
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- La France consacre chaque année plusieurs milliards d’euros à la prévention et à la promotion de la santé (Santé publique France, programmes nationaux de dépistage organisé des cancers, vaccination, campagnes de communication, actions de prévention en milieu scolaire et professionnel), soit une part encore très limitée de plus de 330 milliards d’euros de dépenses courantes de santé.\nMalgré cet effort, la France reste seulement dans la moyenne européenne sur de nombreux indicateurs de prévention (tabagisme, surpoids et obésité, consommation d’alcool, participation aux programmes de dépistage), et se situe nettement derrière les pays les plus performants, notamment nordiques, en matière de dépistage organisé et de vaccination.\nPar exemple, la participation au dépistage organisé du cancer du sein plafonne à environ 46–48% des femmes ciblées, contre plus de 70–80% dans plusieurs pays du Nord de l’Europe ; le dépistage colorectal et la vaccination HPV présentent les mêmes retards relatifs.\nLa Cour des comptes a déjà souligné, dans un rapport dédié à la politique de prévention, le manque de pilotage stratégique, la dispersion des programmes et l’insuffisante évaluation de leur efficacité et de leur efficience.\nUn audit de la Cour permettrait de reconstituer et de consolider le coût total des politiques de prévention (par grande catégorie : dépistage, vaccination, campagnes, prévention en milieu de travail, programmes ciblés) et de le comparer à la dépense de soins curatifs, d’évaluer, programme par programme, le retour sur investissement en termes de santé (maladies évitées, années de vie gagnées, hospitalisations évitées) et d’économies potentielles pour l’Assurance maladie, en s’appuyant sur les études d’efficacité et de coût efficacité disponibles, de comparer les choix français (type d’interventions, intensité, ciblage) avec ceux des pays les plus performants en prévention (pays nordiques, Royaume Uni, Pays Bas…), afin d’identifier les approches les plus efficaces et transférables, et de formuler des recommandations pour réorienter une partie des dépenses de santé vers les interventions préventives les plus efficaces selon les données probantes, avec des objectifs chiffrés de montée en charge (tabac, alcool, nutrition, dépistage, vaccination).\nCe travail permettrait de sortir d’une logique de « prévention par principe » pour aller vers une prévention pilotée par les preuves, où chaque euro consacré à la prévention est évalué en termes d’impact réel sur la santé de la population et sur la soutenabilité financière du système.\n