2026 - Aidez-nous à enrichir notre programme de travail
Vous pouvez participer au choix des sujets d’enquêtes.
Évaluation du coût des affections longue durée pour l’Assurance maladie : 120 milliards d’euros annuels, quels leviers de maîtrise ?
- Corps de la contribution
- Les affections de longue durée (ALD) concernent aujourd’hui de l’ordre de 14 millions de personnes en France, soit environ 20% de la population, et représentent près de deux tiers des dépenses remboursées par l’Assurance maladie pour un montant d’environ 120 à 125 milliards d’euros par an. Les principales pathologies à l’origine de ces prises en charge à 100% sont les cancers, les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies psychiatriques, les maladies neuro dégénératives et certaines maladies respiratoires chroniques. La CNAM estime que les ALD représentent plus de 60% des remboursements d’assurance maladie et qu’elles génèrent un surcoût spécifique de l’ordre de 15 milliards d’euros par rapport à une prise en charge « standard », compte tenu de la gravité, de la durée et de la complexité des soins nécessaires. Les projections de l’Inspection générale des finances et de la CNAM suggèrent une poursuite de la hausse de cette enveloppe dans les prochaines années sous l’effet combiné du vieillissement, de la progression des maladies chroniques et de l’arrivée de traitements innovants coûteux. Un audit de la Cour permettrait d’analyser finement l’évolution du coût des ALD sur les 10–15 dernières années (par pathologie, par tranche d’âge, par type de soins) et de mettre en évidence les facteurs principaux de croissance : incidence des maladies, progression de la prévalence, prix des médicaments, hospitalisations, restes à charge, d’identifier les leviers « modifiables » susceptibles de ralentir cette progression : prévention primaire (lutte contre tabac, alcool, obésité, sédentarité), dépistage et diagnostic plus précoces, meilleure organisation des parcours de soins, amélioration de l’observance thérapeutique et de la coordination ville hôpital, de comparer les approches françaises de prise en charge des maladies chroniques (ALD, programmes d’éducation thérapeutique, soins de proximité, coordination) avec celles de pays européens qui obtiennent de meilleurs résultats sur la maîtrise de la charge des maladies non transmissibles, afin d’identifier des stratégies plus efficaces, et de formuler des recommandations pour orienter une part croissante des moyens vers la prévention et la gestion active des maladies chroniques, plutôt que vers le seul financement des complications évitables, en s’appuyant sur les données probantes disponibles en matière de retour sur investissement des politiques de prévention.
Signaler un contenu inapproprié
Ce contenu est-il inapproprié ?
1 commentaire
Chargement des commentaires ...
Ajoutez votre commentaire
Pour ajouter votre commentaire identifiez-vous avec votre compte ou créez un compte.
Chargement des commentaires ...