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Changements sur "Évaluation de la politique nationale de santé mentale : 23 milliards d'euros par an pour quels résultats ? "
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- +{"fr"=>"Évaluation de la politique nationale de santé mentale : 22 milliards d'euros par an pour quels résultats ? "}
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- Les troubles psychiques concernent environ un Français sur cinq chaque année, soit près de 13 millions de personnes.\nLa santé mentale est devenue le premier poste de dépenses de l’Assurance maladie : les maladies psychiatriques et les traitements psychotropes représentent environ 23 milliards d’euros par an, soit plus que les cancers ou les maladies cardiovasculaires, et près de 14% de l’enveloppe totale de remboursement.\nMalgré cet effort financier, la psychiatrie publique traverse une crise structurelle : baisse d’environ 6 700 places d’hospitalisation à temps plein entre 2008 et 2022 (environ –10% de lits), baisse encore accélérée en 2023, et fermetures supplémentaires liées au manque de soignants.\nParallèlement, près de 40% des postes de psychiatres hospitaliers seraient vacants dans certains territoires, les délais d’attente explosent en ville comme à l’hôpital, les urgences psychiatriques sont saturées et les hospitalisations sans consentement et mesures de contention restent à un niveau élevé.\nLes plans « santé mentale et psychiatrie » successifs et la reconnaissance de la santé mentale comme grande cause nationale en 2025 n’ont pas encore permis de résorber ces déséquilibres : fragmentation des parcours, renoncement aux soins, inégalités territoriales massives, difficultés particulières pour les jeunes, les personnes précaires et les étudiants.\nUn audit de la Cour des comptes permettrait d’analyser l’adéquation entre les dépenses de santé mentale (ville, hôpital, médico social, dispositifs spécifiques) et les besoins réels, en tenant compte de l’explosion de la demande depuis la crise Covid, d’identifier les causes structurelles de la crise de la psychiatrie publique : attractivité très faible de la spécialité, rémunérations, conditions de travail, baisse continue des lits, mauvaise articulation avec le secteur privé et le médico social, organisation des secteurs, de mesurer l’impact réel des plans santé mentale et des feuilles de route nationales (création de dispositifs, financements fléchés, téléconsultation, remboursement de psychologues) sur l’accès aux soins, les délais d’attente et la qualité de la prise en charge, et de formuler des recommandations pour une politique de santé mentale plus efficiente et plus accessible : renforcement ciblé des moyens là où les besoins sont les plus criants, réouverture ou réorganisation de capacités d’hospitalisation, soutien aux équipes de secteur, meilleure intégration ville hôpital médico social, prévention et interventions précoces, notamment chez les jeunes.\n