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Changements sur "Évaluer le rapport coût-économie d'énergie et les effets d'aubaine des aides à la rénovation"
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- MaPrimeRénov’ est devenue l’un des principaux outils de la politique de rénovation énergétique des logements : en 2026, le dispositif dispose d’un budget d’environ 3,6 milliards d’euros, au sein d’une enveloppe globale Anah de l’ordre de 4,4 milliards d’aides destinées aux ménages.\nL’objectif affiché est de financer à la fois des rénovations d’ampleur (avec saut de 2 ou 3 classes énergétiques) et des rénovations par « gestes » (changement de système de chauffage, isolation ciblée), avec un ciblage renforcé sur les passoires énergétiques (étiquettes E, F, G).\nMalgré ces montants, la France compte encore plusieurs millions de passoires thermiques dans le parc privé, et les rénovations globales restent minoritaires par rapport aux gestes isolés. La Cour des comptes, dans ses audits flash, a déjà souligné que la très grande majorité des aides distribuées portaient sur des travaux simples et uniques (environ 70% pour le chauffage, 20–25% pour des gestes d’isolation), ce qui ne permet pas, à lui seul, de faire sortir massivement les logements des classes F et G.\nLes derniers arbitrages budgétaires ont d’ailleurs cherché à corriger ce biais en revalorisant les aides pour les rénovations globales et, à l’inverse, en encadrant plus strictement certaines rénovations par geste.\nUn audit de la Cour permettrait d’évaluer le rapport coût / économies d’énergie réellement réalisées par MaPrimeRénov’, en distinguant les rénovations globales des gestes isolés, et en confrontant les gains « théoriques » annoncés aux gains mesurés a posteriori, d’identifier les effets d’aubaine : part de travaux qui auraient été réalisés sans aide publique, concentration des aides sur des ménages ou des segments de marché qui n’en avaient pas un besoin déterminant, articulation avec les autres dispositifs (CEE, aides locales), de mesurer la qualité réelle des travaux financés (conformité aux normes, performance des systèmes installés, fiabilité des DPE utilisés, durabilité des gains) et le taux de rénovations d’ampleur vs. mono gestes, et de formuler des recommandations pour optimiser cet outil central de la politique climatique : meilleure priorisation des passoires thermiques, incitations plus fortes aux bouquets de travaux, conditionnement accru des aides à des gains énergétiques vérifiés, simplification des parcours pour les ménages modestes.\n