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Changements sur "Évaluation du coût de la pollution de l'air pour les finances publiques françaises : 47 000 décès, combien en milliards d'euros ? "
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- La pollution de l’air extérieur reste, en 2026, la première cause environnementale de mortalité en France, avec environ 40 000 décès prématurés annuels attribuables aux particules fines (PM2,5) et environ 7 000 supplémentaires au dioxyde d’azote (NO₂), soit près de 7 à 8% de la mortalité totale.\nLes évaluations économiques disponibles estiment que les impacts sanitaires de la pollution de l’air (maladies chroniques, hospitalisations, décès prématurés, pertes de productivité) représentent entre 70 et 100 milliards d’euros par an pour l’économie française, dont plus de 10 à 15 milliards pour les seules dépenses de santé et les pertes directes liées à la maladie.\nUn rapport du Sénat estimait dès 2015 que la pollution de l’air coûtait entre 1 150 et 1 600 euros par habitant et par an (soit 72 à 101 milliards d’euros, environ 4% du PIB), en additionnant coûts de santé, pertes de productivité, dégradation des bâtiments et rendements agricoles.\nPlus récemment, Santé publique France a estimé à environ 13 milliards d’euros par an les pertes économiques liées aux maladies chroniques attribuables à la pollution de l’air, sans même intégrer le coût des décès prématurés, ce qui confirme un poids considérable pour les finances publiques et la sécurité sociale.\nDans ce contexte, les politiques de lutte contre la pollution de l’air (normes d’émission, plans de protection de l’atmosphère, réglementation industrielle, politiques de transport, Zones à faibles émissions mobilité, ZFE m) ont été renforcées, mais de manière inégale selon les territoires.\nLes premières évaluations montrent que les ZFE contribuent déjà à une part significative de la baisse des émissions d’oxydes d’azote et de particules dans les grandes agglomérations, mais leur mise en œuvre est politiquement contestée et leur cadre légal en pleine recomposition en 2026.\nUn audit de la Cour des comptes permettrait de chiffrer de manière consolidée le coût de la pollution de l’air pour les finances publiques (dépenses hospitalières, soins de ville, médicaments, arrêts maladie, pensions, pertes de recettes liées à la baisse d’activité), en distinguant bien coût socio économique global et coût direct pour l’Assurance maladie et les comptes sociaux, d’évaluer l’efficacité des principales politiques de lutte contre la pollution de l’air (ZFE, normes d’émission, plans de qualité de l’air, actions sur le chauffage au bois, l’industrie, l’agriculture) au regard des réductions d’émissions et des bénéfices sanitaires observés ou attendus, de mesurer dans quelle mesure les investissements dans la qualité de l’air (transports propres, rénovation des dispositifs de chauffage, contrôles, surveillance) génèrent des économies nettes pour l’Assurance maladie et pour les comptes publics sur le moyen terme, et de formuler des recommandations pour réorienter les dépenses publiques vers les actions les plus efficaces en termes de réduction de morbidité et de mortalité, en s’appuyant sur les scénarios de santé publique et les évaluations coût bénéfice disponibles.\n