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Changements sur "Évaluation de l'efficacité des aires protégées françaises et de la stratégie 30x30 : résultats mesurés pour la biodiversité."
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- La France s’est engagée, dans le cadre de la COP15 biodiversité, à protéger 30% de son territoire terrestre et marin d’ici 2030 (objectif 30x30), dont au moins 10% en protection forte.\nCet objectif est déjà atteint en volume : en 2025, les aires protégées représentent environ 33,5% du territoire terrestre et marin français, si l’on agrège parcs nationaux, parcs naturels marins, réserves naturelles, sites Natura 2000 et autres dispositifs.\nPour autant, de nombreuses analyses soulignent un décalage entre protection « sur le papier » et protection effective : périmètres extensifs mais peu dotés en moyens, règles d’usage parfois limitées, contrôles insuffisants, pressions persistantes (urbanisation, extraction, pesticides) au sein même de certaines zones protégées.\nLa France a certes un nombre record de sites inscrits sur la « Liste verte » de l’UICN, gage de bonne gestion, mais ces sites restent minoritaires au regard de l’ensemble du réseau, et plusieurs rapports alertent sur la fragilité financière et humaine de nombreux espaces naturels protégés.\nLe coût global du système d’aires protégées françaises (fonctionnement des parcs nationaux, parcs naturels régionaux, parcs marins, réserves naturelles, gestion des sites Natura 2000, Conservatoire du littoral, ENS) est aujourd’hui dispersé entre l’État, les collectivités et différents opérateurs, et n’est pas présenté de façon consolidée dans les documents budgétaires.\nOn sait toutefois que les budgets de gestion de la biodiversité restent une part très faible du budget de l’État, que la plupart des parcs et réserves fonctionnent avec des moyens limités, et que le déploiement de nouvelles aires protégées suppose des financements additionnels significatifs.\nUn audit de la Cour des comptes permettrait de reconstituer le coût total du dispositif des aires protégées (État, opérateurs, collectivités) et de le rapprocher des objectifs de la Stratégie nationale pour les aires protégées 2030, de mesurer, à partir des données disponibles, l’impact réel des différentes catégories d’aires protégées sur les indicateurs de biodiversité (état et tendances des populations d’espèces protégées, qualité des habitats, pressions exercées) et d’identifier les facteurs de réussite des sites les plus efficaces, de documenter les écarts entre protection formelle (surface classée) et protection effective (niveau de réglementation, présence d’équipes de gestion, moyens de contrôle, cohérence avec les autres politiques publiques – agriculture, urbanisme, infrastructures), et de formuler des recommandations pour renforcer l’efficacité de la politique 30x30 : concentrer les moyens sur les zones à fort enjeu, augmenter les protections fortes réellement contraignantes, sécuriser les financements pluriannuels, mieux articuler aires protégées et politiques sectorielles, associer davantage les habitants et les acteurs locaux à la gouvernance.\n