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Changements sur "Financement public des fédérations et du haut niveau : 550 millions d’euros pour quels résultats et quel impact sur la pratique sportive de masse ?"
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- En 2026, le budget « Sport » de l’État atteint un peu plus de 540 à 550 millions d’euros en crédits de paiement, en baisse d’environ 6 à 7% par rapport à 2025, et ne représente qu’environ 0,16% du budget de l’État.\nAu sein de cet ensemble, l’Agence nationale du sport (ANS), qui a succédé au CNDS, dispose d’un budget d’environ 400 millions d’euros pour soutenir le développement des pratiques sportives et le haut niveau, dont une part importante est versée sous forme de subventions aux fédérations sportives.\nCes subventions font vivre plusieurs milliers de salariés (encadrement technique, administratif, haut niveau) et structurent le travail de dizaines de milliers de bénévoles dans les clubs affiliés, en particulier dans les disciplines olympiques et paralympiques.\nElles visent à la fois la performance internationale (médailles, classement des équipes de France) et le développement de la pratique (nombre de licenciés, ouverture de nouvelles disciplines, sport féminin et para sport).\nUn audit de la Cour des comptes permettrait d’évaluer le rapport coût résultats de ces subventions, en rapprochant les montants alloués aux fédérations de leurs performances sportives (résultats olympiques et mondiaux) et de leurs indicateurs de développement (licenciés, pratiquants réguliers, publics prioritaires), d’analyser les critères d’attribution entre fédérations (poids historique, nombre de licenciés, exposition médiatique, objectifs de performance, projets de développement) et de vérifier leur cohérence avec les priorités affichées par l’État (sport pour tous, égalité femmes hommes, inclusion, handicap), d’identifier les fédérations dont la situation financière, la gouvernance ou la gestion des moyens publics justifient un examen approfondi, au regard des risques déjà mis en lumière dans d’autres secteurs associatifs bénéficiant de subventions d’État, et de mesurer si le soutien au sport de haut niveau produit réellement un effet d’entraînement sur la pratique sportive de masse (impact des grandes compétitions et des médailles sur les inscriptions en clubs, pérennité de cet effet, répartition sociale et territoriale des nouveaux pratiquants).\nUn tel travail permettrait de documenter objectivement la façon dont l’argent public du sport est utilisé, et de proposer des critères plus transparents et plus orientés vers les résultats pour l’attribution des subventions aux fédérations.\n