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Changements sur "Le recours aux stagiaires et alternants dans la fonction publique "
Titre
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Corps du texte
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- Corps de la contribution
- La fonction publique française, qui rassemble près de 5,8 millions d'agents au 31 décembre 2023, s'impose comme le premier employeur du pays, représentant très exactement un emploi sur cinq en France. Cet ensemble massif se répartit entre la fonction publique de l'État (FPE) avec 2,57 millions d'agents, la fonction publique territoriale (FPT) avec 1,99 million d'agents, et la fonction publique hospitalière (FPH) avec 1,24 million d'agents. La structure de ces effectifs, leur rémunération, leur temps de travail et leurs caractéristiques sociodémographiques sont documentés par les services statistiques ministériels, notamment la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) à travers son rapport annuel. Néanmoins, une catégorie spécifique d'acteurs évoluant au sein des administrations demeure dans un angle mort statistique et analytique : les étudiants embauchés dans le cadre d'une convention de stage.\n\nL’État ne dispose d'aucun chiffre consolidé sur le nombre de stagiaires accueillis annuellement dans les trois versants de la fonction publique. Les données relatives à leur niveau de diplôme, à leur âge moyen, à leurs modalités de recrutement ou à la nature exacte des missions qui leur sont confiées sont inexistantes.\n\nL’hypothèse de cette proposition est que le stage étudiant s’inscrit dans une logique de « donnant-donnant ». D'un côté, l'employeur public, soumis à des gels budgétaires récurrents et à une pression croissante sur sa masse salariale, bénéficie d'une main-d'œuvre plus ou moins qualifiée à un coût dérisoire. De l'autre, l'étudiant stagiaire consent à cette rémunération minime en échange de l'opportunité d'acquérir une première expérience professionnelle, d'enrichir son CV et de satisfaire aux exigences d'un marché du travail qui valorise désormais, de manière prépondérante, l'expérience préalable à l'embauche.
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- Corps de la contribution
- La fonction publique française, qui rassemble près de 5,8 millions d'agents au 31 décembre 2023, s'impose comme le premier employeur du pays, représentant très exactement un emploi sur cinq en France. Cet ensemble massif se répartit entre la fonction publique de l'État (FPE) avec 2,57 millions d'agents, la fonction publique territoriale (FPT) avec 1,99 million d'agents, et la fonction publique hospitalière (FPH) avec 1,24 million d'agents. La structure de ces effectifs, leur rémunération, leur temps de travail et leurs caractéristiques sociodémographiques sont documentés par les services statistiques ministériels, notamment la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) à travers son rapport annuel. Néanmoins, une catégorie spécifique d'acteurs évoluant au sein des administrations demeure dans un angle mort statistique et analytique : les étudiants embauchés dans le cadre d'une convention de stage ou d'une alternance.\n\nL’État ne dispose d'aucun chiffre consolidé sur le nombre de stagiaires/alternants accueillis annuellement dans les trois versants de la fonction publique. Les données relatives à leur niveau de diplôme, à leur âge moyen, à leurs modalités de recrutement ou à la nature exacte des missions qui leur sont confiées sont inexistantes.\n\nL’hypothèse de cette proposition est que le stage étudiant/l'alternance s’inscrit dans une logique de « donnant-donnant ». D'un côté, l'employeur public, soumis à des gels budgétaires récurrents et à une pression croissante sur sa masse salariale, bénéficie d'une main-d'œuvre plus ou moins qualifiée à un coût dérisoire. De l'autre, l'étudiant stagiaire/alternant consent à cette rémunération minime en échange de l'opportunité d'acquérir une première expérience professionnelle, d'enrichir son CV et de satisfaire aux exigences d'un marché du travail qui valorise désormais, de manière prépondérante, l'expérience préalable à l'embauche.