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Changements sur "Enjeux de la dégradation de l’offre de soin de proximité en psychiatrie publique : l’exemple du CAC Ginette AMADO à Paris, menacé de disparition."
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- La pratique clinique du docteur Ginette Amado et la mise en place d’une psychiatrie de secteur, relationnelle, humaine et accueillante ont été reconnues et saluées. A côté des autres structures extrahospitalières et avec l’ouverture depuis 1981 du premier Centre d’Accueil et de Crise (CAC) sur Paris, dénommé depuis 2016 « Ginette AMADO », l’organisation de l’équipe de secteur sur le pôle des 5e 6e et 7e arrondissement de Paris constitue un modèle de l’offre et de la continuité des soins psychiatriques sous la responsabilité du Groupe Hospitalier Universitaire (GHU). Ouvert 24h/24, 7jours sur 7, ce CAC limite le passage des patients au Centre Psychiatrique d’Orientation et d’Accueil (CPOA) de l’hôpital Sainte-Anne et dans les Services d’Accueil des Urgences (SAU) des hôpitaux généraux à proximité. Grâce à une équipe pluriprofessionnelle, le CAC reçoit des personnes en situation de crise avec quelques lits pour un accueil plein temps si nécessaire mais de très courte durée. Il réduit le recours à l'hospitalisation. Il étaye les prises en charge du Centre Médico-Psychologique (CMP) et des autres structures extrahospitalières si besoin. Le projet de remplacement du CAC, dans ses locaux de la rue Garancière (75006), par un service d’accueil uniquement de jour et de semaine va dégrader l’offre initiale de soin offerte sur place au tout-venant et à toute heure. \nMalgré la réaffirmation, dans l’arrêté du 4 juillet 2025 et les recommandations parlementaires de décembre 2024, de l’utilité des (CAC) pour les secteurs psychiatriques, cette politique est remise en cause dans les faits et sans le moindre débat avec les parties prenantes et les responsables politiques, comme en témoigne le projet de démantèlement du CAC Ginette AMADO. \nNous sollicitons une enquête des juridictions financières sur les conséquences sanitaires, organisationnelles et financières du projet de fermeture du CAC Ginette AMADO sur son site historique rue Garancière à Paris 6ème, et à travers ce cas emblématique, sur les conséquences du recul des offres de proximité et de prévention des hospitalisations en psychiatrie. \nL'enquête pourrait notamment évaluer :\n-\tL’impact de la fermeture du CAC sur les parcours de soins et la continuité des prises en charge avec la nouvelle organisation et un centre d’accueil uniquement de jour et en semaine.\n-\tLes effets attendus sur les taux et les durées d'hospitalisation.\n-\tLes conséquences financières pour l'hôpital et l'assurance maladie.\n-\tLa conformité du projet avec les orientations nationales favorisant les soins psychiatriques de proximité et les centres d'accueil et de crise.\n-\tLa conformité du projet avec le Contrat Territorial de Santé mentale de Paris 2023-2026 établi par l’ARS.\n-\tLa pertinence de maintenir, au regard de son efficience comparative, le CAC Ginette AMADO.\nCette évaluation permettrait \n-\tD’éclairer la décision de maintenir ou non le CAC Ginette AMADO à partir de critères objectifs de qualité des soins, d'efficience et d’intérêt général.\n-\tEt plus largement de valider qualitativement et financièrement l’orientation nationale d’installer des CAC sur tout le territoire comme proposé pour mettre en place une précocité des soins et prévenir les hospitalisations évitables.\n