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Changements sur "Amélioration de l’exécution des marchés publics"
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- En tant qu’acheteur public, je constate que les coûts cachés générés par la mauvaise exécution des marchés peuvent être aussi importants que des appels d’offres mal préparés et analysés.\nUn certain nombre de ces coûts proviennent du processus de commandes. \n1er exemple : une de nos régie technique a fait des stocks de pièces détachées équivalent parfois à plusieurs années de consommation pour pouvoir parer à un maximum de fuites. La validation des commandes pouvant prendre plusieurs semaines (process papier, absence de délégation en cas d’absence, manque de réactivité, goulot d’étranglement…), le responsable passait des commandes importantes. Nous nous retrouvons désormais avec des pièces obsolètes, inutilisables et des consommables périmés. Un système de carte d’achats nominatives bloquées avec traçabilité des commandes aurait pu permettre aux agents autorisés de s’approvisionner directement en magasin des seules pièces nécessaires lorsqu’une réparation est nécessaire. Parfois la solution est de faire réaliser les réparations par le biais d’un marché de services ou de travaux pour une réparation plus rapide (mais àun coût élevé pour la collectivité).\n2eme exemple, les services, voire les services comptables de ces derniers, exigent des devis sans prendre connaissance des produits listés au BPU. Les commerciaux, souvent objectivés au chiffre d’affaires proposent la plupart du temps des produits hors BPU et sur qualitatifs (spécialement si le service n’a pas défini son besoin précisément). \nLes causes principales sont la facilité de faire «travailler» le fournisseur plutôt que de chercher soi-même les informations dans les BPU mais aussi l’absence ou la difficulté d’accès aux informations du marché par les services à l’initiative de la commande (les documents contractuels sont parfois seulement partagés avec les RAF).\n3eme exemple : la forfaitisation ou l’anticipation de certaines prestations (vérification de matériels incendie, de changement de consommables de DAE…) pour éviter d’être obligé de suivre et de piloter les prestations (notamment le suivi des passages des techniciens). Les causes constatées sont notamment le transfert d’une responsabilité à des services non spécialistes dont ce n’est pas le métier et/ou en surcharge de travail.