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Changements sur "Reformes des retraites, des frais de successions et du logement locatif"
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- Retraites: \nL'opacité autour du calcul des systèmes de retraite ne favorise pas la bonne compréhension du sujet et l'adhésion aux réformes proposées pour remédier aux dysfonctionnements de notre système de répartition gros contributeur du déficit public. \nLes boomers (dont je suis) ont eu la chance de naître en nombre et au bon moment, d'avoir bénéficié du départ en retraite à 60 ans et d'avoir une espérance de vie plus élevée que leurs aînés mais plutôt que les stigmatiser, privilégions la pédagogie.\nLa retraite est une prestation sociale et non le fruit de ses cotisations passées ( un système de répartition) il faut l'expliquer à chacun. \nIl y a de fortes disparités dans le montant des retraites perçues, l'effort demandé aux retraités pour réduire leur coût pour la nation ou augmenter leur contributions doit être nuancé. Quelques pistes:\nLimiter la déduction pour frais professionnels à 1500 € \nLimiter l'indexation annuelle aux premiers 2000 € pour chaque retraité au moins pour quelques années. \nAppliquer le taux normal de CSG au delà du seuil de 1500 € pour tous. \nDemander une contribution exceptionnelle de quelques % au retraites dépassant 4000 €/mois. Ce seuil devant être actualisé chaque année en fonction de l'inflation.\nLes économies réalisées serviront à abaisser la CSG des actifs ou alimenter un fonds de réserve ou encore contribuer à réduire le déficit public. \n\nSuccessions \nMettre fin aux avantages fiscaux liés aux holding et au pacte Dutreil . Remplacer l'abattement de 75 % (source d'inégalité pour les héritiers qui ne sont pas fils d'entrepreneurs) par un échéancier de paiement des droits sur 10 ans sans intérêt. \nSi impôt sur la fortune ne pas le limiter au seul patrimoine immobilier, une assiette plus large mais moins lourdement taxée serait plus juste. \nL'immobilier qui loge des personnes propriétaires ou locataires et abrite des activités commerciales ou industrielles est loin de mériter le qualificatif méprisant d'improductif. Il crée des emplois non délocalisables variés: bâtiment et travaux publics, ingénieurs, architectes et décorateurs, agents immobiliers, notaires, promoteurs, producteurs et distributeurs de matériaux et matériels de constructions, transporteurs... \n\nLogement\nLe matraquage fiscal, des charges élevées, des exigences «écologiques» restrictives et coûteuses, ainsi que la protection plus que compréhensive accordée aux mauvais payeurs et squatteurs finissent de décourager les derniers investisseurs en immobilier locatif et créent les conditions de la crise du logement que nous vivons. Pour rendre cet investissement incitatif quelques réformes s'imposent: \nAlléger la fiscalité, la gestion d'un parc locatif demande de l'énergie, du temps et des moyens: appliquer une réduction de 10 % du loyer brut au titre des frais de gestion en location vide (au lieu de l’aumône de 20 € par bien) dans la déclaration de revenus fonciers\nFaciliter l'annulation du bail, le recouvrement des impayés et l'expulsion des locataires indélicats avec une différence de traitement entre les locataires de bonne foi traversant une mauvaise passe (un traitement «social» par les services de l'état et non par le bailleur dont ce n'est pas le rôle) et les locataires de mauvaise foi ou les escrocs ( traitement sans complaisance et plus rapide, 6 mois maximum, des dossiers par la justice). S'inspirer de ce qui est appliqué dans des pays voisins plus pragmatiques. \n