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Changements sur "Mesurer le solde net de la France avec l'UE et analyser la valeur des politiques européennes financées."
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- La France reste l’un des principaux contributeurs nets au budget de l’Union européenne. Sa contribution brute est évaluée à 28,8 milliards d’euros en 2026, et le solde net (contributions moins dépenses de l’UE en France) se situe ces dernières années autour de –8 à –9 milliards d’euros par an, ce qui en fait le deuxième contributeur net derrière l’Allemagne.\n\nSur la période 2021‑2024, la France a versé en moyenne 26,2 milliards d’euros par an au budget européen et perçu 16,4 milliards d’euros en retours (PAC, cohésion, autres programmes), soit un solde net négatif d’environ 9 à 10 milliards d’euros par an hors plan de relance, et beaucoup moins si l’on inclut les fonds du plan NextGenerationEU.\n\nUn audit de la Cour des comptes permettrait d’abord de calculer de manière précise et transparente ce solde net, en intégrant l’ensemble des retours : fonds de la PAC (1er et 2e piliers), fonds structurels et de cohésion, Horizon Europe, Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (CEF), programmes d’innovation, Erasmus+, instruments de gestion de crise, etc.\n\nIl pourrait ensuite évaluer la valeur des politiques européennes dont bénéficie la France au‑delà des simples transferts financiers : effets du marché unique (estimés entre 3 et 7% de PIB supplémentaire selon les études), bénéfices liés à l’euro (stabilité monétaire, baisse des coûts de transaction), contributions à la sécurité, à la politique commerciale et aux grands programmes communs (climat, numérique, défense).\n\nUne telle analyse permettrait enfin de proposer une appréciation objective du « retour sur investissement » de la participation française au budget européen, en dépassant une lecture purement comptable du solde net pour intégrer les gains économiques, sociaux et géopolitiques induits par l’appartenance à l’Union et au marché unique.\n\n