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Le coût complet du système énergétique
- Corps de la contribution
- Les trajectoires de transition énergétique françaises évaluent principalement les coûts de production, de réseau et de rénovation des usages. Cependant, les besoins liés à la résilience du système lors des épisodes de stress extrême — stockage longue durée, capacités pilotables de secours, flexibilités contractuelles, conversion et stockage saisonnier de l’énergie — représentent également des investissements potentiellement très importants. Dans ce contexte, la Cour des comptes pourrait-elle évaluer : • si les trajectoires d’investissement actuellement envisagées intègrent de manière consolidée le coût complet du système énergétique, incluant production, réseaux, stockage, capacités de secours et sécurité d’approvisionnement ; • si les capacités industrielles, humaines et financières mobilisables d’ici 2040–2045 apparaissent cohérentes avec ces trajectoires ; • si les hypothèses actuelles prennent suffisamment en compte les coûts liés aux situations prolongées de tension sur le système électrique ; • et enfin, si l’absence d’une vision systémique consolidée pourrait conduire à des ajustements tardifs dont le coût pour les finances publiques, les entreprises et les ménages serait significativement plus élevé qu’une planification anticipée.
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e ne conteste pas la qualité du rapport RTE. Il analyse sérieusement les contraintes d’un système électrique décarboné : intermittence, stockage, réseau et sécurité d’approvisionnement.
Mon point est différent : démontrer qu’un système fonctionne ne signifie pas démontrer qu’il est optimal économiquement et industriellement.
Le rapport repose surtout sur une architecture très centralisée impliquant un fort renforcement des réseaux et des centrales hydrogène/gaz de pointe qui fonctionneraient seulement 10 à 15 % du temps. Il chiffre ces solutions, mais compare peu cette approche à des architectures plus distribuées et potentiellement moins coûteuses à résilience équivalente.
C’est précisément là que la Cour des comptes peut avoir un rôle : vérifier l’efficience de plusieurs centaines de milliards d’euros d’investissements publics et parapublics, pas définir la politique énergétique à la place des élus.
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