2026 - Aidez-nous à enrichir notre programme de travail
Vous pouvez participer au choix des sujets d’enquêtes.
Changements sur "Contrôle d'un marché public de traitement des déchets de 15 ans avec des collectivités de Haute-Loire"
Corps du texte
-
-["
- Corps de la contribution
- En janvier 2012 un groupement de commandes (Communauté d’agglomération du Puy-en-Velay, SICTOM des Monts du Forez, SICTOM Emblavez-Meygal, Communauté de communes du Pays de Saugues) a attribué à un opérateur privé local un marché de traitement des déchets d’une durée de 15 ans (2012-2027source : Déchets Infos n°107). Ce contrat soulève plusieurs interrogations. La durée de 15 ans est exceptionnelle pour un marché de traitement des déchets. Est-ce que cette durée était justifiée par des investissements précisément identifiés, régulièrement approuvés par les assemblées délibérantes, compatibles avec les exigences de remise en concurrence prévues par le Code de la commande publique ? En 2016, les collectivités ont versé 294 000 € à l’opérateur privé en raison d’un tonnage de déchets inférieur aux volumes prévus au contrat (source : Zoomdici, 26 octobre 2016). Le contrat semble ainsi transférer l’essentiel du risque économique sur les collectivités et contribuables. Un contrôle permettrait d’évaluer si ces clauses étaient conformes à l’intérêt public et si leurs conséquences financières avaient été clairement présentées aux assemblées délibérantes. Les performances annoncées lors de l’attribution du marché (92 % de valorisation) ont été contestées par des analyses indépendantes. Après saisine de la CADA afin d’obtenir les données d’exploitation, l’association Zero Waste France a estimé la valorisation matière effective à environ 26 %, le reste relevant principalement d’incinération ou d’enfouissement (sources : Zero Waste France ; Déchets Infos n°107). Plusieurs élus d’opposition ont dénoncé l’absence persistante de transparence sur l’exécution du contrat. Il conviendrait de vérifier si les obligations de contrôle du titulaire ont été correctement exercées et si d’éventuelles pénalités contractuelles ont été appliquées. Un examen pourrait également porter sur l’existence éventuelle de liens personnels, associatifs ou politiques entre certains décideurs publics impliqués dans l’attribution ou le financement du marché et les dirigeants ou leurs parents du Groupe de l’opérateur attributaire. Des informations publiquement accessibles font apparaître qu’un responsable politique régional et local a créé une association présidée par le fondateur du groupe privé bénéficiaire du marché, tandis qu’une filiale dirigée par un membre de sa famille a obtenu le contrat de 15 ans concerné par le contrôle demandé. Il conviendrait de vérifier si ces liens ont été correctement déclarés et traités conformément aux obligations relatives à la prévention des conflits d’intérêts et à la transparence de la vie publique. À la suite d’un incendie de l’usine en 2017, dont l'origine a interpellé la population locale, plusieurs financements publics ont été accordés, dont 490 000 € de la Région AURA. En 2024, le même opérateur a obtenu un nouveau marché en région AURA pour la construction d’un centre de tri dans l’agglomération de Roanne. Il pourrait être utile de vérifier les conditions d’attribution de ces aides et marchés. Les éléments précités (durée de 15 ans, clauses financières potentiellement déséquilibrées, performances contestées, difficultés d’accès aux données d’exécution, interrogations sur des conflits d'intérêts) paraissent justifier un contrôle indépendant. Les délibérations, marchés publics, rapports d’exécution, conventions de financement et déclarations d’intérêts constituent des documents aisément auditables par la Chambre.
-
+["
- Corps de la contribution
- Une enquête de France 2 a documenté qu'entre 2016 et 2021, la Communauté d'Agglomération du Puy-en-Velay a bénéficié de financements régionaux exceptionnellement concentrés — illuminations (600 000 €), rénovation d'églises (414 000 €), stade (2,6 millions d'euros) — au bénéfice de la ville dont le président de Région était l'ancien maire et dont le fils y est à présent élu. Un conseiller régional d'opposition a dénoncé publiquement un système dans lequel une poignée d'élus de la majorité régionale valide seuls les demandes de subventions, sans jury ni comité pluraliste (source : Franceinfo/France 2, 2018). La Chambre est invitée à contrôler si la politique d'attribution des fonds régionaux sur la période 2016-2021 a respecté les principes d'équité territoriale, d'impartialité et de prévention des conflits d'intérêts.\nDans ce contexte, un marché public de traitement des déchets ménagers d'une durée exceptionnelle de 15 ans, attribué en janvier 2012 par un groupement de collectivités de Haute-Loire à un opérateur privé local, illustre les questions que ce contrôle doit examiner (source : Déchets Infos n°107). Sans nommer l'opérateur dans cette proposition — identifiable via les bases publiques de commande publique — la Chambre est invitée à vérifier :\n1. Légalité et équilibre du contrat\nUne durée de 15 ans est juridiquement exceptionnelle. Dès 2016, les collectivités ont versé 294 000 € d'indemnisation à l'opérateur faute d'avoir atteint les tonnages contractuels, en application de clauses transférant le risque économique sur les contribuables (source : Zoomdici, 26 octobre 2016). La Chambre vérifiera si ces clauses protègent l'intérêt public.\n2. Performances réelles et transparence\nDes analyses indépendantes (Zero Waste France ; Déchets Infos n°107) établissent que la valorisation effective est de 26% et non 92% comme annoncé. Un élu d'opposition a dénoncé publiquement, pour la cinquième année consécutive en décembre 2023, l'absence de compte rendu transparent au conseil communautaire.\n3. Conflits d'intérêts et obligations déclaratives\nLa Chambre vérifiera si des liens — associatifs, personnels ou politiques — entre les décideurs publics ayant participé aux attributions et aux financements, et les bénéficiaires privés, ont été correctement déclarés conformément à la loi du 11 octobre 2013, et si tous ces liens divers ont influencé les décisions publiques concernées.\n4. Soutien public post-incendie et extension régionale\nÀ la suite d'un incendie de décembre 2017, dont la population locale questionne l'origine, la Région AURA a encore versé 490 000 € à l'opérateur. En 2024, le même opérateur a remporté un nouvel appel d'offres régional à Mably (Roanne). La Chambre vérifiera la régularité de ces attributions successives.\nCe contrôle est réalisable : délibérations, marchés, déclarations d'intérêts et rapports d'exécution sont auditables. Il n'a pas, à notre connaissance, fait l'objet d'un rapport public de la CRC AURA.