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Degrevement de la taxe fonciere en fonction de l'age du proprietaire
- Corps de la contribution
- Le dégrèvement de taxe foncière en faveur des personnes âgées : un dispositif à réévaluer Le législateur a institué un dégrèvement partiel de taxe foncière au bénéfice des contribuables âgés de 65 à 75 ans, et un dégrèvement total pour ceux de plus de 75 ans, sous conditions de ressources. Si ce dispositif répondait à une logique de protection sociale légitime à l'origine, sa pertinence mérite aujourd'hui d'être questionnée à l'aune des équilibres financiers et intergénérationnels actuels. D'un point de vue budgétaire, ce mécanisme représente une charge significative pour les collectivités territoriales, dont les ressources sont déjà contraintes. Il conduit en pratique à reporter le financement des services publics locaux sur les contribuables non exonérés, parmi lesquels figurent des ménages actifs aux capacités contributives souvent inférieures à celles des bénéficiaires. D'un point de vue patrimonial, les seniors propriétaires présentent en moyenne un niveau de patrimoine net sensiblement supérieur à celui des autres tranches d'âge, leur bien immobilier étant fréquemment acquis et amorti. Par ailleurs, l'inadéquation entre la taille des logements occupés par les ménages âgés et les besoins des familles contribue aux tensions sur le marché immobilier, dans un contexte où le coût du logement constitue un frein démographique avéré. D'un point de vue intergénérationnel, enfin, ce dégrèvement bénéficie prioritairement à des générations ayant connu des conditions économiques favorables — forte croissance, inflation réductrice de dette, accès aisé à la propriété — et qui ont par ailleurs bénéficié de transferts publics substantiels tout au long de leur cycle de vie. Il pèse en revanche sur des générations actives qui financent simultanément les retraites, remboursent un endettement public historique et font face à des conditions d'accès au logement nettement dégradées. Dans ce contexte, il apparaît opportun que la Cour procède à une évaluation approfondie de l'efficience et de l'équité de ce dispositif, afin d'apprécier s'il répond encore à un besoin ciblé et proportionné, ou s'il constitue désormais une niche fiscale au bénéfice d'une population qui, en moyenne, n'en est plus la plus démunie.
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Bonjour, je ne peux qu'inciter chacun à lire le rapport du 9 janvier 2023 de la Cour des Comptes sur les taxes foncières, on y apprend que les dispositifs d'exonération de taxe foncière sont au nombre de 48, dont 34 cas d'exonération temporaire et 14 cas d'exonération définitive, parmi lesquels l'exonération en faveur des personnes âgées de condition modeste ou des personnes handicapées ne ressort pas comme pesant lourdement sur les finances des collectivités territoriales.
Ces exonérations voulues par le législateur, qui existent depuis 1965 au bénéfice des personnes âgées de condition modeste ou handicapées, et qui ont été reconduites au fil des articles 1390 et 1391 du Code Général des Impôts dans ses versions successives, sont accordées sur délibération des collectivités territoriales et sont compensées par l'État.
source : https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2023-10/20230227-S2023-0028-Taxes-foncieres.pdf
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