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Evaluation des pertes économiques, sociales et sociétales de la mortalité précoce
- Corps de la contribution
- Les maladies dites de civilisation arrivées progressivement avec l'ère industrielle et en développant permanent n'ont rien de naturelles. Elles sont le résultat de nos modes de vie, de notre alimentation dont la responsabilité peut être partagée entre les consommateurs qui ne regardent pas d'assez près ce qu'ils mangent, et les industriels de l'agroalimantaire très souvent indifférents aux dégâts collatéraux ou directs de leur production. En 2023, les chiffres consolidés de la CNAM, indiquent que 210000 décès ont eu lieu entre 64 et 84 ans, donc avant l'âge moyen de fin de vie, et 69000 décès ont eu lieu avant 64 ans. Ces 279000 décès sont les conséquences des tumeurs, maladies cardio-vasculaires, respiratoires, neurologiques, digestives, etc. dont les causes sont dans leur grande majorité celles indiquées en début de la contribution. Traiter les causes en assainissant l'alimentation, les produits proposés par l'industrie, mais aussi en développant une éducation appropriée des consommateurs (en herbe notamment) contribueraient fortement à la baisse progressive de ces décès que l'on peut considérer comme des décès précoces provoqués. Quels seraient les impacts économiques, sociaux et sociétaux d'une baisse de 20% à échéance de 10 ans, par exemple ? Sachant que cela se répète chaque année. Parallèlement, il y aurait une baisse des besoins en dépenses de santé, ce qui pourrait conduire à une baisse des cotisations sociales et des prélèvements obligatoires. Tout le monde serait gagnant, à part peut être l'industrie agroalimentaire dont l'objet n'est pas de se développer sur le malheur des populations. Ne rien faire coûte énormément d'argent aux finances publiques et aux contribuables. Traiter les causes est une opération à moyen terme qui aurait un impact positif très important sur l'économie et la société (tant sur la diminution des décès chez les actifs, que chez les retraités pour des raisons différentes). Donc pour résumé, la situation actuelle a un coût social, économique et sociétal énorme. A l'inverse, réduire ces décès apporteraient des gains très importants.
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Conversation avec joseph
Pour aller dans le sens de citoyen_lambda, je rajouterai que votre pari d'une baisse de coûts de santé me parait hasardeux et reste à prouver. Alors oui, on vivrait peut-être plus vieux mais on mourra quand même et on meurt rarement en bonne santé (moins de cancer précoce peut-être mais sans doute beaucoup plus d'Alzheimer et de parkinson). Si on parle coût pour la collectivité, rien ne vaut un bel accident de la route ou un suicide bien préparé. (je sais, c'est cynique)
Appliquer ce que les statisticiens appellent la VSL, Value Statistic of Life. Ce n'est pas la valeur d'une vie, c'est son coût ou la perte sociétale du. décès. En l'occurrence, calculez le coût pour une société : personne active - soins pendant 5 ans - arrêt de travail - salaire réduit - conséquences familiales. Ensuite, calculez en activité : productivité en activité - consommation - activités autres. Prenez que 10% des actifs décédés concernés, soit environ 7000 par an. Et comparez les dépenses et pertes collectives et individuelles d'un côté, et les dépenses et les gains collectifs et individuels de l'autre.
Alzheimer et Parkinson n'échappent pas. Ces maladies neuro-dégénératives proviennent aussi de nos modes de vie et de notre alimentation, pas que je vous l'accorde. Mais stoppons les causes qui peuvent l'être. Justement, il est plus intéressant de mourir en bonne santé. Ceux qui sont mort prématurément à l'âge moyen de 52 ans, ou avant 80 ans, voudraient bien vous le dire.
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