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Pénurie chronique d'aides-soignants.es malgré des financements importants consacrés au secteur
- Corps de la contribution
- Ancienne conseillère à Pôle Emploi pendant plus de 20 ans, j'ai été amenée à suivre de nombreuses actions de formation d'aide-soignants.es destinées notamment aux EHPAD. J'ai pu constater que ces formations sont régulièrement financées par les pouvoirs publics, en particulier par les Régions, avec également des coûts annexes importants (rémunération des stagiaires, aides diverses, accompagnement vers l'emploi). Malgré ces investissements publics conséquents et des besoins en recrutement permanents, les établissements semblent continuer à rencontrer des difficultés importantes pour stabiliser leurs effectifs. Cette situation m'amène à m'interroger sur l'efficacité globale du système actuel : 1/ pourquoi les pénuries de personnel persistent-elles malgré un nombre régulier d'entrées en formation 2/ quelle part de professionnels formés restent durablement dans le métier ? 3/ dans quelle mesure les conditions de travail expliquent-elles les départs du secteur ? Au cours de différentes expériences personnelles et professionnelles, j'ai également observé la pénibilité physique importante du travail des aides-soignants.es, notamment dans la manutention quotidienne des personnes âgées dépendantes. Cette usure professionnelle peut conduire à des arrêts maladies, des reconversions ou des situations d'invalidité qui ont un coût pour la sécurité sociale et les finances publiques. Je m'interroge donc aussi sur la répartition des finances publiques dans les EHPAD : 1/ quelle part est consacrée à l'amélioration concrète des conditions de travail ? 2/ Les équipements d'aide à la manutention et à la prévention des troubles physiques sont-ils suffisants ? 3/ Les investissements actuels permettent-ils réellement de fidéliser ces professionnels ? Enfin, il pourrait être intéressant d'évaluer si l'organisation actuelle des EHPAD est la plus adaptée, ou si des structures plus petites et mieux équipées ne permettraient pas de mieux concilier qualité de prise en charge, conditions de travail et efficacité de la dépense publique. Il me semblerait utile que la Cour des comptes puissent examiner l'efficacité des financements publics consacrés à la formation, au recrutement et au fonctionnement des EHPAD, ainsi que leurs résultats en matière de maintien durable de ces professionnels dans un secteur essentiel face au vieillissement de la population.
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Bonjour, les difficultés de recrutement des EHPAD, le manque de personnel relativement au nombre de résidents, la pénibilité du travail, l'absentéisme lié aux arrêts de travail et aux AT/MP, la faible attractivité professionnelle pour les métiers liés au grand âge, le déficit en médecins coordonnateurs etc. tout cela a fait l'objet de nombreuses études et rapport depuis ces dernières années, sinon depuis plus d'une décennie. La Cour des Comptes en octobre 2022 a publié « Les enjeux de la maîtrise des risques professionnels dans les établissements et services pour personnes âgées et personnes en situation de handicap »; la DREES mène l'enquête EHPA tous les 4 ans, l'IGAS a mené des missions sur la gestion des EHPAD, cela ne rend pas moins intéressante l'étude de l'IRES en 2024 (quand bien même vous ne connaissiez pas cet institut) Cdt
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