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Protection des haies bocagères
- Corps de la contribution
- Je constate que la taille des haies bocagères le long de la voie publique est souvent confiée à des prestataires qui emploient alors des agriculteurs de façon occasionnelle. Ils utilisent des énormes scies circulaires extrêmement puissantes. Elles permettent une taille au cordeau, y compris des plus grosses branches. Ainsi, les haies bocagères ne sont plus arrachées. Mais elles sont taillées de façon drastique, en épaisseur et en hauteur, et perdent alors toutes leurs vertus écologiques (biodiversité, eau, captation de carbone, canicules...). D'années en années, je constate qu'elles "fondent", comme les glaciers ! L'impact me semble colossale et méconnu, chacun se rassurant en affirmant qu'on ne les arrache plus. Sauf que celles qui restent ne servent plus à grand chose (elles sont trop minces et trop basses pour remplir leurs fonctions) et celles que l'on plante sont loin de compenser les millions de km ainsi massacrés (et seront taillées de la même manière 3 ou 4 ans plus tard). Les élus locaux partagent souvent ce triste constat. S'engagent à en faire part au prestataire. Qui doit passer le message à l'agriculteur employé... Par ailleurs il est interdit de pratiquer ces tailles de mars à août pour protéger les nids. En réalité, à l'occasion de l'entretien des fossés, la machine utilisée remonte le long de la haie et produit de facto des nouvelles tailles sur l'épaisseur (seule la hauteur et préservée, alors que c'est le manque d''épaisseur qui est le plus problématique pour la biodiversité). La Cour peut-elle objectiver et mesurer l'impact de ces pratiques de tailles drastiques ? Et proposer un moyen de rémunérer l'entretien, par les agriculteurs, de cette partie de l'espace public, en les intéressant à la qualité de la taille (cela nécessite plus de temps et peut-être d'autres outils) et non seulement à la réalisation de la taille la plus radicale possible ? Ou bien proposer un autre modèle, confiant cette mission de service public à d'autres acteurs ? Merci beaucoup
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Bonjour, le long des voies publiques de circulation ? Dans ce cas il ne s'agit pas à proprement parler de haie bocagère, cela ne se situe pas en plein champ entre terres en culture, terres en friche ou pâturages, bordant les petits chemins ruraux d'exploitation agricole ou les petits cours d'eau et formant le bocage.
En ce qui concerne les haies qui bordent les routes communales il convient donc de se référer à la réglementation (CGCT, code de la route...) et localement aux arrêtés municipaux.
Cela dit je suis d'accord que le résultat du passage des lamiers et des broyeurs le long des routes est souvent un saccage, ce n'est pas fait par des techniciens formés aux bonnes pratiques d'entretien de la bande arbustive, ils ne travaillent pas selon un plan de gestion environnemental mais plutôt au rendement (longueur de voie à finir dans la journée). On leur demande qu'après passage cela fasse propre d'où l'arasements ras du sol, les coupes sommitales trop basses, la taille au carré...
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