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Fonction publique : masse salariale, temps de travail, productivité
- Corps de la contribution
- La fonction publique française – comprenant l'État, les collectivités territoriales et les établissements hospitaliers – emploie 5,9 millions d'agents fin 2024. Entre 2017 et 2024, les effectifs ont progressé de 278 000 agents (hors contrats aidés), une croissance qui pèse mécaniquement sur les finances publiques. En 2024, les rémunérations versées aux agents publics sont estimées à 362 milliards d'euros, un niveau supérieur aux dépenses publiques de retraite. Selon l'OCDE, l'emploi dans les administrations publiques représentait 22 % de l'emploi total en France en 2023, contre 16 % au Royaume-Uni, 13 % en Italie et 11 % en Allemagne, pour une moyenne de 18 % dans l'ensemble des pays membres. Si la France alignait sa fonction publique sur cette moyenne, cela représenterait près d'un million d'agents en moins. Dans cette perspective, et afin de fonder les réformes nécessaires sur des données rigoureuses, Contribuables Associés appelle la Cour des comptes à mener une analyse approfondie de la masse salariale, du temps de travail – marqué par de fortes disparités – et de la productivité dans les trois versants de la fonction publique.
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On ne peut comparer les fonctions publiques françaises aux fonctions publiques des autres pays sans prendre en compte les différences qui nous caractérisent. Nous fournissons beaucoup plus de services publiques à nos contribuables (on paye plus d’impôts, mais on paye moins dans la vie de tous les jours, vive la sécurité sociale notamment). Il faut également garder en tête que cela coute moins cher de payer un fonctionnaire que de déléguer aux privés (voir notamment l'affaire McKinsey et les rapports de la cours des comptes sur ces sujets). Sans compter le temps agents nécessaire pour contrôler ces prestations externalisées ! En outre, cela joue sur la perte de notre souveraineté et le risque d'ingérence dans l'intérêt général de la part de ces structures privées.
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