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L'accès au logement
- Corps de la contribution
- Le coût du logement pèse trop lourdement (et trop longtemps) sur le budget des ménages. L'accès à la propriété est pour beaucoup compromise - en particulier pour les primo-accédants - du fait de prix qui ne cessent d'augmenter souvent bien au-delà de l'inflation. L'efficacité des mesures d'encadrement des loyers est souvent décevante. Le logement ne devrait pas être considéré comme un bien de consommation comme un autre. Se loger est un besoin essentiel, voire vital. Les droits de mutation - communément appelées frais de notaire - s'établissent autour de 7 à 8% du prix du logement. Certes inférieur aux 20% de TVA généralement appliqués sur la vente des autres produits. Mais bien supérieur aux 2,1% applicables au médicaments ou à la presse. Un bien immobilier se revend en moyenne tous les 7 ans, et lors des reventes, chacun veut retrouver sa mise, "frais de notaire" compris. Concrètement les biens sont (en moyenne) remis en vente 7 ans après leur acquisition à un prix majoré de 7 à 8%. Mécaniquement, considérant les intérêts composés (ou la progression géométrie pour parler mathématiques) cela conduit à une augmentation de 50% du prix du logement au bout d'un lustre. 50% d'augmentation (sans compter l'inflation) après 50 ans, soit 7 reventes, c'est intenable. Et je passe volontairement sous silence les tarifs exorbitants des agences immobilières, qui aggravent le renchérissement des prix. Le coût d'acquisition du logement se répercutant directement sur le coût des loyers, c'est l'ensemble de l'accès au logement qui est impacté par ces "frais". Par ailleurs, quel autre produit subit une taxation à chaque revente ? A ma connaissance, aucun. Pas plus les meubles que les vêtements revendus via les plateformes bien connues que les voitures, dont la revente n’occasionne que les frais de certificats d’immatriculation bien modestes au regard des exorbitants droits de mutations. Ne serait-il pas urgent de revoir ces droits de mutation ? On imagine aisément la résistance des collectivités locales, que ces droits financent. Mais que ces collectivités considèrent également le coût social de l'aide au logement et des conséquences du mal-logement dont elles financent les funeste conséquences (précarité, problèmes familiaux et sanitaires, etc). Revoir les coûts d'accès au logement et plus particulièrement à l'acquisition des logements paraît donc une priorité pour redonner aux familles, et à tous, l'opportunité de se loger sans grever aussi lourdement le budget sur de très longues années.
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Conversation avec joseph
Je rajouterai que votre raisonnement sur la progression géométrique du prix d'un logement est un peu faux car le prix de base peux baisser d'une année à l'autre.
Mais vous avais raison, le prix ne fait qu'augmenter.
Mais cela n'est pas du tout du aux taxe qui portent sur ce type d'investissement, c'est tout simplement par la pénurie de logement et la tension qu'elle entraine sur les prix. Quoique vous en pensiez, l'immobilier obéit à la loi de l'offre et la demande. Et le plafonnement des loyers n'y changera jamais rien.
Toute les actions jusqu'à peu de l'état sur le marché (plafonnement, taxation, DPE et insalubrité, normes sur le neuf, etc) n'ont fait que tendre le marché un peu plus en sortant des biens du marché de la location et/ou en empêchant le renouvellement du parc immobilier.
C'est en remettant un maximum de biens sur le marché (et donc en réduisant de facto la valeur de chacun par le biais de la concurrence) que l'on redonnera plus de fluidité au marché.
Et je parle contre moi parce que je suis moi même propriétaire bailleur.
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