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la ponction de l’État sur les comptes de l’assurance-chômage
- Corps de la contribution
- Il est des sujets où les syndicats et le patronat se retrouvent. La gestion de l’Unédic en fait partie. À la tête de cet organisme auquel l’État délègue la gestion de l’assurance-chômage, les partenaires sociaux protestent d’une seule voix contre les ponctions régulières décidées par l’exécutif. Selon les prévisions financières de l’Unédic, ces prélèvements atteindront 4,1 milliards d’euros en 2026. L’an prochain, au lieu de faire 1,3 milliard de déficit, on aurait fait 2,7 milliards d’excédent si l’État n’avait pas prélevé sur nos recettes. Une dette de 59,5 milliards fin 2025 Depuis plusieurs années maintenant, les partenaires sociaux se plaignent d’être pris entre deux feux…
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Conversation avec citoyen_lambda
Bonjour, peut-être faut-il rappeler tout d'abord que l'assurance chômage est indissociable du retour à l'emploi, le revenu de remplacement que reçoivent les chômeurs s'appelle ARE pour allocation d'aide au retour à l'emploi. On conçoit donc que le lien existe avec la politique de l'emploi mené par un gouvernement et cela suffit à justifier que la collecte réalisée par l'Unédic (CSG sur les revenus d'activité et cotisations d'assurance versées par les employeurs), ainsi que la capacité d'emprunt de l'Unédic sur les marchés, puissent en partie être affectées, par ex : suite à la réforme du Pôle Emploi, pour financer de nouvelles missions qui échoient à France Travail; suite à la crise sanitaire, pour financer le dispositif du chômage partiel (dette covid); suite aux dispositions en faveur de l'apprentissage, pour compenser des exonérations de prélèvements sociaux. Alors certes, ces "ponctions" qui sont en fait des ré-affectations de ressources se font au détriment .../...
.../... au détriment du désendettement de l'Unédic, et en générant un exercice déficitaire peuvent contraindre l'Unédic à ré-emprunter sur les marchés, mais encore faut-il le souligner, la loi de finance fait que l'État se porte garant des emprunts obligataires de l'Unédic. Tout cela dit, reste un aspect particulièrement "pervers", c'est lorsque le gouvernement s'empare de ce déficit qu'il a induit dans les caisses de l'Unédic pour en faire motif à revoir les règles de l'indemnisation en imposant un cadre d'économies drastiques aux négociations paritaires. "Vous faites comme vous voulez mais vous trouvez un milliard d'euros à économiser, tenez une idée parmi d'autres : les ruptures conventionnelles..."
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