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L’efficience de la mutualisation des Systèmes d'Information (SI) inter-régimes et le coût de la dette technologique
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- L'angle d'audit : La Cour des comptes pourrait mener une investigation approfondie sur deux volets critiques : Le coût de la "dette technologique" et de la maintenance : Évaluer combien coûte réellement à l'État et aux caisses le maintien en conditions opérationnelles (MCO) de logiciels conçus il y a plusieurs décennies. Cette dette freine-t-elle l'agilité nécessaire pour appliquer rapidement les réformes législatives (qui demandent des modifications de code complexes en urgence) ? L'impact financier du manque d'interopérabilité en temps réel : Analyser le coût des "trous dans la raquette" informatique entre les branches. Par exemple, le délai de transmission de données entre les caisses de retraite (CARSAT) et l'Assurance Maladie ou les CAF génère-t-il des indus (versements à tort) ou des retards de liquidation de prestations ? L'intérêt pour la Sécurité sociale : Ce sujet permettrait de dépasser le simple constat comptable pour pointer du doigt la nécessité d'une gouvernance informatique véritablement unifiée. À l'heure où l'on parle de "solidarité à la source" et d'automatisation, la Cour pourrait évaluer si les investissements actuels servent à moderniser durablement le système ou simplement à poser des "pansements technologiques" sur des structures obsolètes.
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Conversation avec joseph
Vous savez quoi, nous informaticiens, nous focalisons sur la dette technologique parce qu'elle nous saute à la face dans nos entreprises respectives (qu'elles soient publiques où privées). Mais cette dette de maintenance existe dans tous les autres domaines d'activité. Les bâtiments publics qui tombent en ruines (hôpitaux, commissariats, musées, ...), les matériels militaires (la moitié du parc de chars Leclerc sert de pièce détachées à l'autre moitié), les exemples sont multiples.
L'état n'est pas différent que nos entreprises. Le budget de la maintenance et toujours le parent pauvre de l'exercice budgétaire. Une raison simple à cela: l'investissement dans la maintenance ne fera pas mousser un décideur dans les salons mondains. Alors que s'il lance des grands projets (même s'ils échouent après qu'il ait quitté son poste), c'est une tout autre histoire...
Une seule alternative à cela: définir à priori le délai d'amortissement de tout investissement et sacraliser dès le départ, soit le délai de vie de l'investissement et les provisions de réinvestissement associées soit le budget de maintenance associé en l'absence de date de fin d'usage définie.
Il serait intéressant que la CdC puisse étudier l'impact de ce type de fonctionnement/obligation sur le budget 2026 et identifie le montant de la dette supplémentaire consentie dans ce budget.
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