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Évaluation du financement et des politiques de formation infirmière face aux enjeux de santé et de qualité de la formation
- Corps de la contribution
- Dans le cadre de la formation de premier cycle, les enseignements sont dispensés au sein des instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), en articulation avec les universités, qui assurent 36 % des enseignements académiques. En 2024, cela représente 38 863 étudiants inscrits en première année (L1). Le financement de la formation est assuré par les régions, qui bénéficient d’une compensation et d’un financement public. Les régions versent une dotation aux centres hospitaliers, qui financent à leur tour les IFSI. Pour la part des enseignements universitaires, les universités facturent aux IFSI. Selon Région de France, les dépenses liées aux formations sanitaires et sociales sont de 1,6 Milliards €. Actuellement cette multiplicité d’acteurs ne permet pas d’assurer une lisibilité suffisante de la formation ni un contrôle optimal des dépenses. Face au vieillissement de la population et à l’augmentation des besoins de santé, les besoins en soins infirmiers connaissent une croissance soutenue. Or, les projections réalisées par la DREES indiquent que la France pourrait ne pas disposer d’un nombre suffisant d’infirmiers pour répondre à la demande à l’horizon 2050. Dans ce contexte, l’évaluation et le financement des politiques publiques de formation en sciences infirmières constituent des enjeux majeurs. Pour répondre à ces enjeux, à la suite du Ségur de la santé, l’État et les régions ont signé un protocole d’accord de près de 200 millions d’euros entre 2022 et 2025 afin de financer une augmentation de 5 000 places en IFSI. À ce jour, le protocole étant clôturé, 215 millions d’euros ont été intégrés au programme 204 du ministère de la Santé dans la loi de finance 2026 afin de maintenir les capacités d’accueil. Cependant, cette augmentation majeure des quotas n’a pas entraîné d’augmentation du nombre de diplômés. Selon la DREES, en 2019 et 2020, près de 32 000 étudiants étaient inscrits en L1 pour environ 25 000 diplômés trois ans plus tard. Lors de l’augmentation des quotas en 2021, près de 35 000 étudiants ont été inscrits en L1, soit environ 3 000 étudiants supplémentaires. Néanmoins, trois ans plus tard, le nombre de diplômés reste toujours équivalent, autour de 25 000. Les capacités de formation semblent donc saturées et l’investissement réalisé dans le cadre du protocole État-régions n’as pas été l’objet d’évaluation et n’atteint pas ses objectifs en matière de diplomation. Parallèlement, des travaux d’intégration universitaire de la formation sont engagés afin d’améliorer la qualité des enseignements grâce à un adossement renforcé à la recherche et à un meilleur accès aux services étudiants. Pourtant, aucun engagement financier spécifique ne permet aujourd’hui de soutenir cette intégration universitaire et de financer des postes d'enseignant chercheurs qualifiés en section sciences infirmières.
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Vous abordez la question uniquement sur l'efficacité de la formation.
Il serait opportun d'étendre cette analyse en considérant la proportion d'infirmiers issus de la formation qui sont toujours en exercice 3 ou 5 ans après.
Il est de notoriété publique dans les établissements de santé, que les nouveaux venus ont eut une formation essentiellement théorique, et que la pratique dans leur formation (aller se frotter réellement aux patients) est insuffisante. Résultat, nombreux découvrent sur le terrain la réalité d'un métier qu'ils avaient idéalisé. En conséquence, les défections dans les premières années sont nombreuses. Pour le coup l'investissement en formation est entièrement perdu.
Je ne parle pas du moindre dévouement au soin du patient au profit de leur vie personnelle (par rapport à leur prédécesseurs), car c'est une réalité dans tous les métiers, pas uniquement dans la santé.
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