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Moyens de mise en œuvre des objectifs de la loi EGAlim en restauration collective
- Corps de la contribution
- La restauration collective publique dispose-t-elle des moyens humains, techniques et financiers nécessaires pour mettre en œuvre les objectifs fixés par la loi EGAlim en matière d’offre de repas végétariens ? La loi EGAlim fixe plusieurs objectifs à la restauration collective publique afin de favoriser une alimentation plus durable, notamment par l'introduction d'un repas végétarien hebdomadaire et la diversification des sources de protéines. Ces dispositions s'inscrivent dans les orientations des politiques publiques en matière de transition écologique. Dans son rapport Accélérer la transition climatique avec un système alimentaire bas carbone, résilient et juste (2024), le Haut Conseil pour le climat souligne notamment le rôle des politiques alimentaires dans l'atteinte des objectifs climatiques de la France et appelle à renforcer l'efficacité de l'action publique dans ce domaine. La mise en œuvre des dispositions de la loi EGAlim repose largement sur les collectivités territoriales et sur les personnels de restauration collective, qui doivent adapter leurs pratiques culinaires, l'organisation des menus, leurs achats et leurs compétences professionnelles. Plusieurs outils d'accompagnement ont été développés par les pouvoirs publics, notamment la plateforme Ma Cantine et différentes ressources techniques mises à disposition par le ministère de l'Agriculture pour accompagner la diversification des menus. Toutefois, il demeure difficile d'apprécier à l'échelle nationale si ces dispositifs, ainsi que les moyens humains, techniques et financiers mobilisés par les différents acteurs publics, sont adaptés aux objectifs fixés par la loi. Les modalités de formation, d'accompagnement et de suivi apparaissent par ailleurs très variables selon les territoires et peu documentées au niveau national. Un contrôle de la Cour des comptes permettrait d'évaluer si les moyens effectivement mis à disposition des acteurs de la restauration collective publique sont cohérents avec les objectifs fixés par la loi, d'identifier les éventuels freins à leur mise en œuvre et d'apprécier l'efficacité des dispositifs publics d'accompagnement existants.
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Poore & Nemecek (2018), la plus grande méta-analyse jamais réalisée sur les systèmes alimentaires mondiaux (données de 38 700 fermes, 119 pays) :
La production de produits animaux mobilise 77 % des terres agricoles mondiales, environ 20 % de l'eau douce mondiale et cause 58 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre liées à l'alimentation, tout en ne fournissant que 18 % des calories. Les chercheurs ont conclu que même les produits animaux ayant le plus faible impact causent plus de dommages environnementaux que les aliments végétaux les moins durables. Passer à une alimentation végétale peut réduire les émissions de gaz à effet de serre jusqu'à 73 %, l'utilisation des terres de 76 % et celle de l'eau douce de 50 %.
Ne fermons pas les yeux sur l'impact global de l'exploitation animale que ce soit au niveau éthique, écologique mais également au niveau de santé publique.
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