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Politique de vidéosurveillance de la Ville d’Antony
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- La ville d’Antony se targue d’investir un million d’euro par an, depuis plusieurs années, dans son programme de vidéosurveillance - mais communique beaucoup moins sur les résultats de cette coûteuse politique d’investissement. Avec 610 caméras sur la voie publique (soit une moyenne de 2 caméras par rue…) et plus de 300 caméras dans ses bâtiments, la Ville d’Antony (65 000 habitants) est une des villes les plus vidéosurveillées de France, avec environ 14 caméras pour 1 000 habitants. À titre de comparaison, la ville de Nice, qui dispose du plus gros réseau de vidéosurveillance de France avec 4 300 caméras, est à un ratio de 12 caméras pour 1 000 habitants, donc inférieur à Antony. Aucun élément public ne vient éclairer le choix fait de ce ratio très élevé de nombres de caméras par habitant. Par ailleurs, la répartition géographique de ces caméras ne semble pas répondre à une politique cohérente de prévention en soutien aux forces de l’ordre. Bien au contraire, les nouvelles caméras semblent apparaître après des cambriolages, pour "rassurer" les habitants. Au coût de l’investissement (un million par an), s’ajoute un coût de fonctionnement d’environ 800 000 € par an pour les 12 équivalent temps pleins du centre de supervision et la maintenance du réseau (données fournies par le Maire d’Antony au conseil municipal d’avril 2025). Ces coûts élevés viennent creuser le déficit de la ville d’Antony : avec 172 millions de dette fin 2024, Antony est la 3e ville la plus endettée des Hauts de Seine et la 8e ville la plus endettée de sa tranche entre 50 000 et 100 000 habitants. Au regard de ce budget élevé pour une ville de la taille d’Antony, les résultats semblent maigres. Surtout, l’absence de transparence sur les motivations et les résultats de cette politique publique pose problème. Quelques maigres données ont pu être glanées par les élus d’opposition d’Antony Terre Citoyenne en 2021, dans le cadre d'une mission d'information sur le sujet. Cette mission indiquait qu'il y a eu en 2020, 222 exports d'images suite à des réquisitions de la police nationale; par contre, il n’y a pas eu de statistique communiquée sur le taux d'élucidation grâce à la vidéosurveillance. Alors que le rapport de la Cour des Comptes de 2020 sur la police municipale pointe la faible efficacité de la vidéosurveillance par rapport à son coût, on peut donc s’interroger sur l’utilisation de l’argent public à Antony pour financer ce nombre très élevé de caméras, leur exploitation et leur maintenance. Comme révélé par le Canard Enchaîné dans un article de mai 2026, un appel d'offres pour un prochain lot de caméras prévoit des caméras nomades intégrant des technologies d'intelligence artificielle (IA). Cette évolution risque de gonfler encore plus les coûts mais pose aussi des questions sur la légalité de cette utilisation, selon l'usage qui en sera fait. Nous demandons donc à la Cour des Comptes régionale de réaliser un audit sur cette politique de vidéosurveillance à Antony. Il serait particulièrement intéressant de comparer cette politique d’Antony à d’autres villes ayant fait des choix différents pour leur politique de sécurité.
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Le vécu local 2025/2026 a remis la vidéoprotection au coeur des interrogations et témoignages citoyens à Antony :
- tant au plan des couts de développement/fonctionnement (plus de 1 M€ cité dans le BMO de sept 2025 soit 50% du budget sécurité, révélation d'un encours de dette municipale par hab tout juste soutenable)
- qu'au plan des résultats (impact réel sur la réduction des incivilités - ex : stationnement illicite au détriment de la mobilité urbaine piétons/cyclistes en coeur de ville - )
- ainsi qu'au plan du vivre ensemble et des libertés (dégradation des affichages publics électoraux, démonstrations publiques de haine individuelles ou collective).
L'équipt en vidéoprotection a montré au plus grand nombre d'antoniens ses potentialités (recours argumenté à la police par plaignants au vu du périmètre de vidéoprotection) ET SES LIMITES (peu de détections avérées, peu de réquisitions de police, enquêtes sur faits graves obérées par les délais et autorisations de consultation !)
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