2026 - Aidez-nous à enrichir notre programme de travail
Vous pouvez participer au choix des sujets d’enquêtes.
Changements sur "Contrôle du coût social et économique de la déscolarisation des enfants autistes"
Titre
- +{"fr"=>"Contrôle du coût social et économique de la déscolarisation des enfants autistes"}
Corps du texte
-
+["
- Corps de la contribution
- Je propose que la Cour des comptes contrôle le coût réel, à long terme, de la déscolarisation totale ou partielle des enfants autistes.\n\nLa déscolarisation ne coûte pas seulement aux familles. Elle coûte à toute la société. Lorsqu’un enfant autiste est privé d’une scolarisation effective, régulière et adaptée à ses besoins, il perd des années d’apprentissage, d’autonomie, de socialisation et de développement. Ces pertes créent ensuite une dépendance plus forte aux dispositifs publics.\n\nLa Cour devrait mesurer le coût de ces ruptures sur plusieurs années :\n\nperte d’apprentissages fondamentaux ;\naggravation du retard scolaire ;\nperte d’autonomie ;\nisolement social ;\nbesoin accru d’accompagnement médico-social ;\norientation vers des dispositifs plus coûteux faute d’avoir reçu les adaptations nécessaires à l’école ;\nrisque de dépendance durable aux aides publiques ;\nperte de chance d’accès à une formation, à un emploi et à une vie plus autonome.\n\nLa Cour devrait aussi contrôler le coût imposé aux parents. Quand l’école n’assure pas son rôle, les familles doivent remplacer le système : enseigner, adapter les supports, coordonner les soins, chercher des solutions, gérer les démarches administratives, assister aux réunions, saisir les médiateurs et parfois engager des recours.\n\nCette situation oblige souvent un parent à réduire son activité professionnelle ou à arrêter sa carrière. Cela crée une perte de revenus pour la famille, une perte de cotisations sociales pour l’État, une perte d’impôts et une précarisation durable des aidants familiaux.\n\nLe contrôle devrait chiffrer :\n\nle nombre d’enfants autistes partiellement ou totalement déscolarisés ;\nle nombre d’heures de scolarisation réellement assurées ;\nle coût des ruptures de parcours ;\nle coût des orientations par défaut vers le médico-social ;\nle coût des recours et procédures engagés par les familles ;\nle coût de l’arrêt ou de la réduction d’activité des parents ;\nle coût futur de la dépendance créée par l’absence d’accès effectif à l’école.\n\nLa question centrale est simple : combien coûte à la société le fait de ne pas scolariser correctement les enfants autistes dès le départ ?\n\nIl faut comparer deux coûts :\n\nle coût d’une scolarisation effective, avec AESH formés, adaptations, dispositifs spécialisés et continuité du parcours ;\nle coût de la déscolarisation : perte d’autonomie, dépendance accrue, recours, ruptures familiales, aidants épuisés, orientations plus lourdes et exclusion durable.\n\nL’objectif du contrôle est de vérifier si l’État fait réellement des économies en ne garantissant pas une scolarisation effective, ou s’il reporte simplement le coût sur les familles, les années suivantes et les dispositifs sociaux.\n\nLa Cour devrait recommander un suivi national obligatoire du temps réel de scolarisation des enfants autistes, des ruptures de parcours et du coût économique de la déscolarisation. Une politique publique ne peut pas être considérée comme efficace si elle crée plus de dépendance au lieu de développer l’autonomie des enfants.