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Contrôle du 3919 : financement public et absence de prise en charge des hommes victimes de violences
- Corps de la contribution
- Le numéro national 3919 – Violences Femmes Info est un dispositif d’écoute et d’orientation, financé par l’État, dont la gestion est confiée à la Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF). Il constitue une mission de service public essentielle dans la lutte contre les violences conjugales et intrafamiliales. Toutefois, une question majeure mérite l’attention de la Cour des comptes : la prise en charge des hommes victimes de violences, qui appellent également le 3919, semble être écartée par la FNSF, sans justification transparente ni cadre officiel publié. Un service financé par l’argent public Le 3919 est intégralement financé par des fonds publics. À ce titre, il doit répondre à une exigence de neutralité et d’universalité, afin de garantir une égalité d’accès à l’aide et à l’orientation pour toutes les victimes, quel que soit leur genre. L’absence de prise en charge effective des hommes pose donc une question d’équité dans l’usage de fonds publics. Un angle mort dans la mission de service public Selon les témoignages d’usagers et d’associations, les hommes victimes de violences conjugales ou intrafamiliales se voient souvent réorientés ou ne trouvent pas de réponse adaptée en appelant le 3919. Or, aucune évaluation publique ne précise : - le nombre d’hommes appelant le service, - la manière dont leurs appels sont traités, - les structures vers lesquelles ils sont redirigés. Cette absence de transparence alimente un doute légitime sur la conformité du service avec sa mission de service public. Besoin d’évaluer la gouvernance et la convention La convention qui lie l’État à la FNSF, et les financements qui en découlent, ne semblent pas préciser clairement le périmètre des bénéficiaires du 3919. Il serait utile que la Cour des comptes examine : - le contenu précis des obligations contractuelles de la FNSF, - la justification du refus de prise en charge des hommes, - la pertinence de financer un service qui, dans les faits, exclut une partie des victimes de violences. Efficacité et équité du dispositif La lutte contre les violences intrafamiliales et conjugales concerne l’ensemble de la société. Un dispositif public comme le 3919 ne devrait pas se limiter à un seul public sans que cela soit clairement justifié, documenté et évalué. Le contrôle de la Cour des comptes permettrait de vérifier si les financements sont utilisés de manière conforme aux principes d’égalité et d’universalité du service public. Demande Je propose que la Cour des comptes engage un contrôle sur le 3919 afin de : -examiner le traitement réservé aux hommes victimes de violences appelant ce numéro, -analyser la convention entre l’État et la FNSF au regard de ce périmètre, -vérifier la cohérence entre les financements publics engagés et l’universalité de l’accès au service, -formuler des recommandations pour garantir que toutes les victimes, femmes comme hommes, puissent bénéficier d’une écoute et d’une orientation adaptées. Un tel contrôle contribuerait à renforcer la transparence, l’équité et l’efficacité d’un dispositif financé par la collectivité, au service de toutes les victimes de violences.
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Conversation avec Christian
Cette proposition méconnaît les réalités épidémiologiques et les priorités de santé publique. En France 213 000 femmes sont victimes de violences conjugales chaque année contre 39 000hommes (INSEE 2022). Les féminicides (122 en 2024) et violences faites aux enfants (1 enfant tué tous les 5 jours !) sont les urgences absolues. Le 3919, financé par l’État, répond à une mission historique : protéger les femmes, principales victimes de violences systémiques, et les enfants. La FNSF agit dans ce cadre, en lien avec les associations spécialisées et les pouvoirs publics. Orienter les hommes vers des structures adaptées 0801 90 30 39 relève d’une logique d’efficacité, non de discrimination. Exiger un élargissement du 3919 aux hommes, sans moyens supplémentaires, revient à diluer les ressources dédiées aux femmes et aux enfants, les plus exposés. La Cour des comptes devrait évaluer l’adéquation des financements aux besoins réels des victimes majoritaires, et non remettre en cause un dispositif.
Donc puisque la majorité des victimes des violences conjugales sont des femmes, on ne doit pas traiter les cas des hommes… 🤔🤔
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