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Evaluation de politique publique - Aides au logement
- Corps de la contribution
- Les aides au logement (ALS, ALF et APL) sont historiquement le premier poste de dépense des charges d'intervention au niveau de l'Etat, hors dotation globale de fonctionnement. Plusieurs études, dont celle de la Banque de France réalisée en 2023, montrent une corrélation entre les aides versées aux bénéficiaires et la hausse des loyers tant à court terme qu'à long terme, notamment dans les zones géographiques les plus "recherchées". Beaucoup d'autres paramètres rentrent toutefois en compte, en plus des aides versées, dans les évolutions des loyers : nombre de nouveaux logements, etc. Un rapport de la Cour des comptes, datant de juillet 2015 et réalisé à la demande du Sénat, montrait d'ailleurs une hausse du taux d'effort net moyen des locataires entre 2007 et 2013 (+1,3% sur la période). Il est également cohérent de penser qu'une hausse de loyer entraîne mécaniquement une hausse du prix de l'immobilier, éloignant d'autant plus la perspective d'acquisition pour les ménages de la "classe moyenne". Ces éléments laissent à penser que les aides, si elles sont versées aux ménages les plus modestes, bénéficient in fine notamment aux propriétaires des biens loués. Cela questionne sur l'aspect social de ces mesures qui coûtent environ 16 Mrd€ chaque année à l'Etat (source CGE 2024). Il semble opportun que la Cour des comptes se ressaisisse du sujet afin d'en réaliser une évaluation de politique publique pouvant permettre d'éclairer le débat public, alors même que les gouvernements et parlementaires successifs se montrent en difficulté dans leurs politiques du logement.
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Je n'ai pas du tout la même analyse que vous mais tout est lié.
Je pense que l'augmentation du prix des logements et donc en cascade du prix des loyers vient uniquement du manque de biens sur le marché. Quoiqu'on en pense, c'est un marché de l'offre et de la demande. Du coup l'état est obligé de subventionner les locataires.
Le seul moyen d'inverser la tendance c'est de favoriser la mise sur le marché de biens nouveaux et donc de détendre le marché locatif (puisque c'est votre sujet). Notez que je parle contre moi parce que je suis moi même propriétaire bailleur.
Mais encore une fois, l'état se tire une balle dans le pied en dégoutant les investisseurs privés qui préfèrent aller mettre leurs sous ailleurs: Encadrement des loyers, Normes Energétiques qui changent tous les 6 mois et qui excluent des dizaines de milliers de biens, Aides à la rénovation intermittentes, sans oublier une taxation confiscatoire.
Une seule façon de remettre de la raison dans tout cela. Libérer les énergies.
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