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Promotion des pseudo-sciences par les organismes publics
- Corps de la contribution
- De nombreux cas de promotions par les organismes publics de fausses médecines ou de pseudo-sciences ont été relevés par des médias ou des acteurs citoyens. Pour donner quelques exemples : organisation de colloques sur des pratiques de soins n'ayant pas démontré leur efficacité ([1]) ; universités proposant des DU de pseudo-sciences ([2]) ; utilisation de produits ésotériques encouragée par les chambres d'agricultures ([3]) ; ces mêmes chambres finançant des formations dans des domaines ésotériques, un député ayant interrogé le gouvernement sur le sujet ([4]), mais ces programmes se trouvent toujours sur le site d'une chambre d'agriculture ([5]) ; subvention de formations pseudo-scientifiques pour les demandeurs d'emploi ([6]). Cette liste est loin d'être exhaustive et pourrait être abondamment complétée. Elle regroupe également des situations diverses et spécifiques où ces croyances ont des degrés de légitimité variables. Cependant, l'utilisation de l'argent public pour promouvoir des pratiques infondées (voire démontrées comme inefficaces) pose question. De même l'adéquation de ce soutient avec les objectifs des structures officielles, notamment les universités, interroge. Ainsi, dresser un état des lieux de la promotion des pseudo-sciences par les organismes publics et évaluer le bien-fondé de ces actions, dans leur variété, semble pouvoir donner matière à une enquête. Liens : [1] : https://www.lexpress.fr/sciences-sante/pseudo-medecines-quand-luniversite-de-clermont-ferrand-accueille-un-etonnant-congres-DO5BJHKNXRGJXBI6DS6AXBJDKQ/?cmp_redirect=true [2] : https://www.psychomedia.qc.ca/sante/2021-08-13/pseudosciences-universites-francaises [3] : https://mrmondialisation.org/pneumatit-arnaque-esoterique-finance-etat/ [4] : https://www2.assemblee-nationale.fr/static/17/questions/jo/jo_anq_202537.pdf (question 1374) [5] : https://landes.chambres-agriculture.fr/se-former/detail-des-formations/demarrer-la-biodynamie-sur-ma-ferme-1 [6] : https://www.marianne.net/societe/une-formation-douteuse-peut-aisement-passer-entre-les-mailles-du-filet-quand-france-travail-finance-l-esoterisme-fumeux NB : bien qu'enregistrée dans la catégorie "Éducation et enseignement supérieure", cette proposition à une nature transverse
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Conversation avec citoyen_lambda
Bonjour, je vous incite à ne pas colporter de faussetés, votre premier exemple porte sur un établissement public - en l'occurrence il s'agit de l'Université Clermont Auvergne (UCA) - qui prétendument se ferait organisateur de colloques sur des pratiques de soins n'ayant pas démontré leur efficacité. L'UCA n'est en rien l'organisateur du colloque en question, l'UCA ne fait que mettre à l'offre locative sur réservation son grand amphithéâtre, l'auditorium Gaston Meyniel sur le site de l'UFR de médecine et des professions para-médicales, dont il convient de préciser qu'il est ouvert à tout public et événement : https://www.youtube.com/watch?v=SxBszSvrw-c
Votre deuxième exemple porte sur des universités proposant des DU en pseudo-sciences, il est sourcé dans les dires virulents d'un collectif auto-proclamé détenteur des vérités scientifiques, à l'origine d'un outil (on ne peut plus scientifique ?) le fakemed'o'mètre dédié au classement des universités. En quoi cela est-il fiable..?
Bonjour, vous avez raison d'appeler à la vigilance, c'est justement l'esprit de ma contribution.
Permettez-moi de saisir l'occasion de votre commentaire pour clarifier un point : tous les exemples que j'ai cités ne sont pas nécessairement illégitimes mais posent a minima des questions qu'il conviendrait d'approfondir afin de distinguer les interactions justifiées entre organismes publics et pseudo-sciences et celles qui sont problématiques.
Sur le premier point, même s'il ne s'agit que d'une location de salle, cela pose un risque de brouillage des frontières entre la médecine fondée sur des preuves et les pratiques non conventionnelles. En outre, je note que l'université (ainsi que la région AURA) sont présentées comme partenaires de l'évènement (https://congres-santeintegrative.com/wp-content/uploads/2026/03/Programme-congres-2024.pdf). Le terme est flou, je le reconnais, mais peut être interprété comme un soutien et une légitimation.
Quant au second point, je vous renvoie à l'article original du collectif NoFakeMed (que je n'avais pas trouvé initialement) pour la méthodologie : https://nofakemed.fr/fakemed-o-metre-2021/.
Pour ce qui est de la justification du caractère pseudo-scientifique des diplômes listés dans l'élaboration de ce baromètre, les fiches réalisées par ce même collectif (onglet Fakedex) vous renseigneront probablement sur la teneur des formations et l'état de la littérature scientifique concernant l'efficacité (en un mot non-démontrée) de ces pratiques.
Si on lit la position du Ministère de la santé sur les pratiques non conventionnelles en santé (PNCS) [exemples : ostéopathie, chiropraxie, méditation, hypnose, mésothérapie, auriculothérapie, biologie totale, lipolyse, acupuncture, moxibustion, homéopathie, biorésonance, phytothérapie, thérapie nutritionnelle, réflexologie, naturopathie, aromathérapie, hypnothérapie, sophrologie, thermalisme psychiatrique, jeûne, massages, qi gong, tai-chi etc. ] on y trouve des mises en garde mais rien qui viserait à bannir ces pratiques du seul fait qu'elles n'auraient pas été l'objet d'études scientifiques démontrant rigoureusement une efficacité. Nombre d'établissements hospitaliers, incluant des centres du secteur public, proposent des séances [terme préférable à celui de consultation] ici de sophrologie, là d'acupuncture, là encore d'hypnose. Lire pour exemple sur la sophrologie :https://questions.assemblee-nationale.fr/q17/17-5560QE
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