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Le coût pour les finances publiques des aides aux organisations syndicales
- Corps de la contribution
- À peine 10 % des salariés sont syndiqués selon la Dares, moins de 5 % selon les données fiscales. Taux record en Europe, pour une influence institutionnelle considérable. Le rapport Perruchot (2011), dont l'Assemblée a refusé la publication, évaluait à près de 4 milliards d'euros annuels les financements directs et indirects de l'activité syndicale, les cotisations ne pesant que 3 à 4 % des budgets, contre 80 % chez nos voisins. Les adhésions baissent, les concours publics demeurent. Depuis 2015, une contribution patronale de 0,016 % de la masse salariale brute alimente le Fonds paritaire national. S'y ajoutent les fonctionnaires mis à disposition ou en décharge d'activité de service, les locaux et subventions de l'État et des collectivités, sans recensement consolidé accessible au citoyen. Les contribuables paient. La transparence s'impose. C’est pourquoi les Contribuables Associés demandent à la Cour des comptes une enquête sur le financement public des syndicats.
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Conversation avec Zaza64
Le constat des contribuables associés est clair et net. Mais il reste modéré. En réalité quelle est l'utilité des richesses offertes aux syndicats? Quand on sait ce que coûte pour une entreprise le moindre fanion et que l'on voit lors des manifestations de masse nos rues inondées par des banderoles, des gilets et toutes sortes de calicots à la gloire des syndicats, on peut se poser la question. Ceci étant dit sans compter les effets invisibles des dépenses :locations des bus, logements et nourriture des grévistes etc. Il ne faut pas confondre la lutte des classes qui n'a plus lieu d'être de nos jours avec la lutte des syndicats pour conserver leurs privilèges.
Si, si. La lutte des classes existe toujours. La question ici est juste la légitimité de la représentation des classes laborieuses et leur financement.
Et la suite… le grand capital, etc… On connaît la musique camarade.
Si vous aviez lu mes autres posts, vous verriez que je suis plutôt critique envers les syndicats tels qu'ils sont organisés aujourd'hui et soyons clairs mon vote va plutôt au centre droit. Donc je n'écoute pas la même musique que celle à laquelle vous pensiez.
Mais cela ne m'empêche pas de penser que le lutte des classes existe toujours et qu'il y a nécessité à ce que les ouvriers, employés (et je mets les cadres non dirigeants dans ce tas) bénéficient d'une représentation pour les défendre dans toutes les instances paritaires.
Ce que je reproche aux syndicats actuels c'est qu'ils sont quasi systématiquement dans l'opposition frontale plutôt que dans la co-construction.
Voilà, relisez mon post précédent avec cet éclairage.
Merci.
Bonjour, je pense que notre dialogue social est paralysé par les OS qui ne défendent plus qu'eux même et leur statut en l'occurrence, leur financement par l'Etat. La moindre réforme est l'occasion de montrer les muscles et de bomber le torse avec le peu de militants qui leur reste. C'est dommage et dommageable pour le pays car bien qu'ils aient perdu leur représentativité (si tant est qu'ils en aient eu une), ils gardent un fort pouvoir de nuisance et au final ne défendent qu'une certaine caste de salariés relativement privilégiés (dont je fais partie) en contribuant coûte que coûte au statu quo mortifère pour notre développement. Ils gagneraient à défendre les chômeurs par exemple mais peut-être cela obligerait il ces derniers à véritablement chercher un emploi...
D'accord, IL faut des syndicats, j'en suis convaincu, mais il faut remettre un peu de darwinisme entre eux. Virer toutes les subventions (même progressivement pour ne pas obliger à être syndicalisé). Seuls subsisteront ceux qui seront vraiment utiles à ceux qu'ils représentent.
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