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Évaluer l’efficacité des dépenses publiques pour la voiture individuelle (subventions + routes) vs. les dépenses pour les transports doux et en commun
- Corps de la contribution
- La France dépense annuellement plus de 185 milliards d’euros par an pour la voiture: plus de 14 milliards pour l'entretien et la création de routes, 126 Mds pour le coût sanitaire du bruit, de la pollution de l'air et de la baisse de l'activité physique engendré par l'utilisation de la voiture et le trafic routier, plus de 44 Mds de coûts liés aux accidents de la route. A cela s'ajoute plus des 1,25 milliards d’euros de subventions aux véhicules (bonus écologique, prime à la conversion, etc.) et 3 Mdrs d'aides publiques par an en moyenne à la filière automobile (cf. communication d'avril 2026 du Sénat sur le soutien de l'Etat à la filière automobile). Pourtant, les infrastructures de transports en commun interurbains (TER, bus express, moins de 5Mds par an pour l'entretien du réseau) ou les infrastructures dédiées aux déplacements doux (vélos, VAE, EDPM) restent sous-financés, malgré leur potentiel pour réduire les émissions, les coûts d’entretien routier et les inégalités territoriales. Les politiques publiques actuelles ne favorisent-elles pas trop la voiture individuelle, alors que les transports en commun et transports doux pourraient être plus efficaces (financièrement, écologiquement, socialement) s’ils étaient financés à hauteur équivalente et à toutes les échelles (national, région, ville, village....). Cette contribution vise à évaluer si les dépenses publiques liées à la voiture (subventions + routes) ne seraient-elles pas mieux utilisées si elles étaient réallouées massivement vers les transports en commun urbains et interurbains et les infrastructures cyclables et piétonnes ?
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Conversation avec joseph
Il ne vous aura pas échappé que l'entretien des infrastructures routières bénéficie aussi aux transports en commun routiers.
Il ne vous aura pas échappé non plus que les primes à la conversion bénéficient aussi aux transports collectifs ainsi qu'à la reconversion du transport de marchandise.
Par ailleurs sur les 186 milliards que vous évoquez, 86% sont, de l'aveu même de l'étude, une estimation du coût social du bruit non directement quantifiable, dont les 2/3 environ liés au transports. Après on peu toujours discuter à l'infini des règles d'imputation du transport à un coût social supposé, c'est toujours un point de vue de la personne qui mène l'étude. Personnellement je ne pense pas que la réduction du nombre d'années en bonne santé est un coût pour la société surtout quand la personne est un acteur économique non productif (à la retraite quoi). Mais c'est un avis personnel je vous le concède. Parce qu'après, le temps de vie en mauvaise santé et dans tous les cas toujours le même.
Quoi qu'il en soit, votre phrase d'introduction est complètement fausse: "La France dépense annuellement plus de 185 milliards d’euros par an pour la voiture". Vous avez le droit de militer, c'est sur et je ne conteste en rien votre engagement. La seule chose que je demande c'est d'être précis sur ses références et de ne pas propager de fake news.
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