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En finir avec l'élevage intensif
- Corps de la contribution
- Tous les observateurs du monde agricole sont unanimes. L'élevage intensif est une catastrophe pour l'environnement,les éleveurs ,la condition animale et notre santé.On commence à recommander la diminution de notre consommation de viande mais la production est toujours intensive.Il est grand temps de la réduire et d'arrêter les échanges commerciaux avec l'étranger.Il n'y a qu'une législation efficace qui pourra apporter une modification de ce mode de production .Celui-ci doit se diriger vers le bio en rémunérant correctement les éleveurs et en respectant les besoins naturels des animaux.
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Conversation avec joseph
Vous l'avez bien dit "observateur" (traduire partisan comme vous ) et non "acteur". En tant qu'observateur prétendez vous avoir la vérité vraie unique? Quelle vanité!!
Vous chicanez sur un mot qui se veut plutôt rassembleur.Il englobe les éleveurs ,les consommateurs et les scientifiques.Bien sûr il y a des éleveurs et des consommateurs dans le déni de réalité soit par ignorance ou intérêt .Mais petit à petit celle-ci s'impose dans les consciences .
Non pas vraiment, je suis juste de plus en plus excédé par l'approche systématique de traitement du problème qu'adoptent les soi disant défenseurs du bien être animal et de l'environnement. Légiférer et interdire d'abord. Croyez vous vraiment que cela va résoudre le problème? Certainement pas. Tant que la demande est là, il faut la satisfaire et tout les moyens possibles seront utilisé pour cela, quitte par exemple à importer des œufs produits en batterie sous antibiotiques en Amérique du sud parce que chez nous on empêche les éleveurs d'étendre leur élevages bio au sol. Alors au final, qu'ont gagné la cause animale et l'environnement (à par un déplacement du problème)? Tout ce que l'on va y gagner c'est de tuer notre agriculture.
La seule méthode pérenne c'est de convaincre le consommateur de changer ses habitudes et ses critères de choix. C'est plus long, ça demande plus d'effort et d'argumentaires construits. Mais cela produira plus surement l'effet recherché.
Cela fait 50 ans que je n'achète plus de produit ultra transformés pour lesquels je ne connais aucune provenance. Personne ne me l'a imposé. Je l'ai juste choisi.
Cela fait 20 ans que je fais du jardinage bio chez moi. Personne ne me l'a imposé. Je l'ai juste choisi.
Cela fait 10 ans que je n'achète plus un produit agricole produit hors de l'UE. Personne ne me l'a imposé. Je l'ai juste choisi.
Il existait du temps du gaullisme une institution nommée Commissariat au Plan qui avait pour mission d'anticiper sur les besoins dans la quasi totalité des domaines de la production et de la consommation afin de guider les investissements vers les domaines demandant à se développer. Cela a-t-il fonctionné de manière harmonieuse ? Si oui, pendant quelle période ? Les objectifs définis par le Plan ont-ils été souvent atteints ? Est-ce qu'aujourd'hui les gouvernements qui se succèdent ont à la fois les moyens et la volonté d'orienter l'économie dans le sens de l'intérêt général (ce qui semble sans ambiguïté en matière de santé publique) ? Est-ce que, enfin, La Cour des Comptes peut traiter l'un ou l'autre aspect de cette vaste question ?
L'avantage d'un commissariat au plan c'est de documenter et rendre intelligible une vision que l'on peut avoir pour le pays. Alors oui, la cible est mouvante, elle peut être impactée par des changement de conditions (technologique, internationale, politique, ....). Alors oui aussi, la trajectoire pour y arriver n'est jamais rectiligne , il y a des obstacle imprévus qu'il faut contourner.
Mais globalement, elle a le mérite des mettre toutes les énergies dans le même sens. Elle évite que chacun tire à hue et à dia. Elle évite la dispersion des efforts et des dépenses.
Si la PAC accordait plus d'aides aux agriculteurs et éleveurs bio au lieu des 10% ( et 90% à l'agriculture intensive),on pourrait espérer que l'agriculture intensive diminue,voire disparaisse.Il faut donc un choix politique de la part de l'UE.Pourquoi parlez vous d'interdiction ? Croyez vous que les gens n'ont pas envie de manger des produits sans additifs chimiques et à des tarifs abordables pour tous ?Croyez vous que les agriculteurs ont envie de subir les pesticides et d'être mal payés ?Ne voyez vous pas que l'industrie de la chimie a fort à perdre si on fournit une aide conséquente à une agriculture bio ?
Je parle d'interdiction car en France légiférer équivaut quasi systématiquement à interdire ou taxer. Nos représentants ne savent pas faire autrement. On ne peut pas espérer que l'agriculture intensive ne disparaisse que dans notre petit hexagone sans tuer nos agriculteurs avec les importation à bas coût de l'extérieur. Si on raisonne par l'absurde on peut aider nos agriculteurs bio en leur donnant un statut de fonctionnaire en contrepartie d'une production qu'ils produiraient gratuitement. Là on est sur le modèle soviétique qui on l'a vu c'est effondré lamentablement.
Ou alors il faut fermer nos frontières à tout produit agricole, tout produit transformé à base de produits agricole. Vous croyez que c'est vraiment possible dans notre économie mondialisée. Vous pensez vraiment que nos partenaires économiques ce laisseront faire sans représailles.
Je persiste. C'est en éduquant nos consommateurs que l'on sauvera nos agriculteurs (bio et raisonnés).
Décidément vous ne voulez pas comprendre que les deux démarches sont liées.Bien sûr qu'il faut légiférer pour interdire les importations qui ne respectent pas le bien-être animal et la qualité des produits.Bien sûr que les mentalités à propos de la viande doivent évoluer.Mais il faut surtout que les lois de l'UE changent complètement: arrêt des aides à l'élevage intensif et aux agriculteurs utilisant des pesticides chimiques.
C'est vous qui ne voulez pas comprendre. Même au niveau de l'Europe vous ne pouvez pas considérer que l'agriculture peut être traitée comme un cas particulier. Elle fait partie entièrement d'un équilibre économique mondial. C'est significatif dans les accords commerciaux. Par exemple avec le Mercosur, ou quelque part, on a un peu sacrifié l'élevage au profit de l'automobile et l'aéronautique. Et encore, au sein du monde agricole, tous n'étaient pas contre, loin s'en faut.
En plus, la France a dit qu'elle interdirait les importations "non conformes aux normes française" mais nous le savons tous, le contrôle est quasiment impossible vu les moyens à déployer. Et ce n'est pas en légiférant que cela y changera quelque chose.
Alors c'est parce que les consommateur français n'achèteront plus de bœuf aux hormones brésilien que l'accord sera sans objet.
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